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Une forte majorité de Grand conseil a vendredi dernier fait œuvre de salubrité publique en rejetant sans état d’âme un projet de loi UDC qui voulait baisser les prestations des requérants d’asile au bénéfice d’une admission provisoire et ayant à leur actif plusieurs années d’intégration.

Certes, il s’agit là d’une victoire qui a permis d’éviter de péjorer les conditions de vie de quelques dizaines de familles (86 au moment où ce projet de loi était étudié), mais il faut quand même relever que tout ce qui a été dit pour justifier le refus de cette péjoration, constitue malheureusement la réalité à laquelle sont soumis tous les requérants d’asile, y compris les personnes constituant les quelques autres 1716 dossier de personnes admises à titre provisoire.

Alors, on peut dire qu’il est injuste de ramener au barème de l’Asile ces personnes, sachant que plus de 95% des personnes admises provisoirement restent en Suisse, et que le Conseil fédéral lui-même a reconnu que l’étiquette « provisoire » ne collait plus à la réalité de ces personnes ; car juridiquement, ces personnes sont admises de manière provisoire, mais dans la pratique sont destinées à rester en Suisse ».

Il importe surtout de continuer à nous battre pour que tous les requérants d’asile, que toute personnes en difficulté et dans l’incapacité de subvenir à leurs besoins vitaux puisse obtenir les prestations nécessaires. Il faut surtout en finir avec ces différents barèmes de prestations d’aide sociale. Ne pas le faire reviendrait à cautionner le concept de plusieurs minimas vitaux. Comme si le statut d’une personne pouvait justifier ce qui lui serait vital. Le statut est une donnée administrative, le minimum vital relève quant à lui du droit fondamental à la couverture des besoins.

Pt 20 PL 12165-A Des prestations en nature pour les personnes admises provisoirement, conformément à l’art. 86 LEtr

Jocelyne Haller