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Un projet de loi permettant d’indemniser les travailleurs-euses précaires qui ont perdu leurs revenus durant la crise a été accepté par 51 OUI contre 47 NON, avec les voix de la gauche et du PDC. Les aides cantonales et fédérales ont en effet exclu de larges secteurs de la population… Après les centaines de millions libérés en faveur des entreprises, Ensemble à Gauche salue le vote de cette enveloppe de 15 millions en faveur de la population, enfin ! Bien que le projet reste timide, que ce soit les montants assurés ou la durée couverte (2 mois), il libère une aide indispensable qui soulagera des personnes plongées dans une précarité inacceptable.

Depuis le début de la crise, l’Etat de Genève a multiplié les aides aux entreprises et aux indépendants. Lors de sa session de mai, le Grand Conseil avait même voté un complément aux aides fédérales pour les cadres d’entreprises. Pourtant, de nombreuses personnes se sont retrouvées exclues des aides cantonales et fédérales. Il s’agit de travailleurs-euses précaires qui n’ont pas pu bénéficier du chômage partiel (RHT). Cela concerne les faux indépendant-e-s, les travailleurs-euses temporaires et en CDD qui ont été remerciés avant l’annonce de l’extension des RHT et des APG, des travailleurs-euses sur appel, des travailleurs-euses de l’économie domestique, des travailleurs-euses sans-papiers, des acteurs-trices culturel-le-s précaires…

Les syndicats ainsi que de nombreuses associations du social ont alerté à ce sujet depuis plusieurs semaines (lire un article d’UNIA ici), exigeant des aides pour des personnes qui pourraient basculer dans l’indigence. Le Conseil d’Etat a finalement déposé un projet de loi plutôt timide. En effet, il n’a pas souhaité inclure les travailleurs-euses vivant en dehors du canton. La durée de l’aide est par ailleurs plafonnée à 4000.- par mois et limitée à deux mois, alors que la crise persiste pour de nombreux secteurs. Le montant estimé par le gouvernement, 15 millions, très légèrement supérieur aux 14 millions votés il y a un mois à une grande majorité, par tous les partis sauf EàG, en faveur d’un complément d’indemnisation pour les cadres d’entreprises.

Ensemble à Gauche regrette qu’il ait fallu attendre la troisième session du Grand Conseil post-confinement pour voter un tel projet. C’est tard lorsque l’on vit avec peu! Le vote de cette loi marque toutefois une reconnaissance inédite des travailleurs-euses précaires sans-papiers et apportera une aide indispensable, bien que tardive, à de nombreuses personnes qui se retrouvent dans une situation de précarité inacceptable.