fbpx

Le 14 Mars dernier marquait les 3 ans de l’assassinat de la conseillère municipale de la ville de Rio de Janeiro, Marielle Franco. Bien que les coupables aient été identifiés, nous ne savons toujours pas qui a commandité ce meurtre. Depuis, le député fédéral Jean Willys a été contraint à l’exil à la suite de menaces de mort. Le pré-candidat à la mairie de la ville de Janduís, Raimundo Golçalves de Lima Neto, alors largement en tête des intentions de vote, a été assassiné dans sa maison le 11 avril 2020. La députée Taliria Petrone reçoit régulièrement des menaces de mort. EàG a posé des questions au gouvernement au sujet des conditions dans lesquelles la Suisse pourrait donner l’asile aux militant-e-s brésilien-ne-s menacés.

En pleine semaine de la visibilité trans, 3 élues au conseil municipal de la ville de São Paulo, ont subi des menaces, et des tentatives d’assassinat. Elles ont toutes quelque chose en commun: ce sont des femmes trans, noires, et issues de milieux pauvres. Erika Hilton, la femme la mieux élue de São Paulo, s’est fait suivre jusque dans son bureau, et menacée par un homme portant une croix dans la main, le 26 janvier dernier. Dans cette même nuit, c’est autour de Carolina Iara, femme intersexe et porteuse du VIH, de subir une tentative d’assassinat par balles, tandis que 5 jours plus tard, sa co-listière, Samara Sosthenes, voit un homme en moto tirer en l’air devant sa maison. Craignant pour leurs vies, ces deux dernières ont été contraintes de déménager aussitôt, car l’Etat brésilien ne les a pas placées sous sa protection.

Au vu de ce qui précède, et compte tenu du fait que ces député·e·x·s tou·te·x·s noir·e·x·s et/ou membres de la communauté LGBTI+ ne sont pas en sécurité dans leur pays, la Suisse est-elle prête à accorder l’asile politique à ces personnes ou a des personnes se retrouvant dans une situation semblable ?
La Suisse a-t-elle déjà accordé l’asile à des personnes brésiliennes issu·e·x·s de ces minorités ? Si oui, à combien d’entre elles?
D’autre part, la Suisse a-t-elle fait part de son inquiétude quant à cette situation au gouvernement brésilien? Si oui, qu’est-il ressorti de cette discussion? Si ce n’est pas le cas, une telle démarche pourrait-elle être entreprise?