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Ce soir au Grand Conseil, la résolution déposée par EàG, cosignée par le PS, les Verts et le MCG, en soutien au personnel hôtelier des EMS Plantamour et Notre Dame en grève depuis dix jours, a été acceptée par 59 voix contre 30. Le vote de ce soir n’est évidemment pas étranger au mouvement de grève du personnel et à la forte mobilisation sociale en soutien au grévistes, notamment lors d’une manifestation samedi dernier. « La résolution vise à contraindre le Conseil d’Etat à s’opposer fermement à l’externalisation des services hôteliers de ces EMS », souligne Jean Batou, député EàG. « Alors que ces institutions dépendent largement de subventions publiques pour assurer leur tâche de soins aux aîné-e-s, c’est clairement le rôle de l’Etat d’empêcher ces externalisations. La balle est désormais dans le camps du gouvernement », ajoute Jocelyne Haller, députée EàG et candidate au Conseil d’Etat.

Une attaque scandaleuse contre le personnel hôtelier
Depuis mardi dernier, le personnel hôtelier des Résidences Notre-Dame et Plantamour est en grève pour protester contre l’externalisation du service hôtelier des EMS. La direction de deux EMS des Pâquis a en effet annoncé vouloir transférer l’ensemble de son personnel hôtelier à la société Adalia SA. « Si ce plan d’externalisation aboutit, les conditions de travail du personnel hôtelier de ces deux EMS se verront profondément dégradées : tandis que les salaires seront amputés de 600 à 1600 francs par mois, le personnel verra son temps de travail augmenter de deux heures par semaine », dénonce Jean Batou. « Cette diminution des salaires est d’autant plus scandaleuse que les personnes visées par cette mesure touchent parmi les plus bas salaires de l’institution. »

EàG soutient à 100% les grévistes
EàG soutient le mouvement de grève et s’oppose à toutes les formes d’externalisation, qui riment toujours avec dégradations des conditions de travail du personnel et baisse de la qualité du service délivré aux usager·ères. Par ailleurs, il est nécessaire de souligner que l’intervention du personnel hôtelier revêt un caractère social faisant partie intégrante du projet médico-social des EMS et y est garant de la qualité de vie des résident-e-s. EàG s’engagera aux côtés des grévistes jusqu’à ce que leurs revendications soient entendues.

Une logique de précarisation inacceptable
« Cette nouvelle atteinte aux conditions de travail du personnel hôtelier des EMS n’est pas étonnante », analyse Jocelyne Haller. « Elle s’inscrit dans un vaste programme de la majorité de droite visant à réduire les aides publiques aux entités subventionnées et à en privatiser les secteurs rentables. Depuis plusieurs années déjà, la droite, qui rêve d’un monde où des travailleurs·euses toujours plus précaires servent des profits toujours plus juteux à une petite minorité de priviligé·e·s, n’a aucun scrupule à soutenir de telles externalisations sur le dos des travailleurs·euses qui se situent déjà au bas de l’échelle salariale. » Les privatisations et la sous-enchère salariale sont autant de mécanismes visant à faire gonfler les profits et les dividendes des actionnaires tout en appauvrissant les travailleurs-euses, dans un contexte où la pauvreté est en expansion dans le canton. « Si ces politiques font augmenter les bénéfices des entreprises, les baisses de salaires se répercutent elles sur les charges de l’Etat au travers de l’augmentation des demandes de prestations sociales. Cela n’est pas acceptable ! »