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Le Grand Conseil a accepté sans broncher une enveloppe de plusieurs dizaines de millions en faveur des entreprises, sans la moindre mesure de protection des salaires et de l’emploi. Ensemble à Gauche a tenté en vain d’introduire des contraintes pour empêcher les licenciements dans les entreprises bénéficiant de ces aides. Alors que la crise sociale s’aggrave, il et préoccupant de constater la surdité du gouvernement et du parlement aux besoins de la majorité de la population.

Le parlement s’est penché sur des aides financières en faveur des entreprises actives dans des secteurs particulièrement sinistrés : agences de voyage, hôtellerie, transports professionnels des personnes, commerces de l’Aéroport, évènementiel, forain-e-s et magasins de souvenir. Ensemble à Gauche ne remet pas en cause la nécessité d’aider les secteurs durement touchés par la crise, en particulier les petites entreprises et les indépendants. Mais il semblerait raisonnable, dès lors que des dizaines de millions sont investis – à fonds perdus – par l’Etat, que des conditions, en termes de préservation de l’emploi et des revenus, soient posées aux bénéficiaires de ces aides. C’est pourquoi nous avons proposé d’inscrire dans les projets de loi:

  1. L’obligation de respecter les conventions collectives de travail, les contrats-types et le salaire minimum.
  2. L’interdiction des licenciements pour les entreprises bénéficiant des aides financières, durant toute la période de l’aide et les 6 mois qui suivent.
  3. L’indemnisation à 100% des salaires ordinairement perçus par les employé-e-s.

Face au refus de ces amendements, EàG a proposé une condition minimale consistant à garantir des plans sociaux en cas de licenciements collectifs, ainsi que la consultation des travailleurs-euses. L’ensemble de ces revendications ayant été balayées, EàG a refusé l’ensemble des projets de loi.

Le Conseil d’Etat et la majorité de droite ont donc clairement choisi de sauver les entreprises en sacrifiant les revenus et les emplois des salarié-e-s. Face à cette indifférence au sort des salarié-e-s, mais aussi de nombreux indépendants et petits commerçants qui ne bénéficient d’aucune aide, il est urgent de se mobiliser pour la défense des revenus de la population. Sans une action forte et rapide de l’Etat, de larges couches de la population risquent de tomber dans la précarité. Les conséquences délétères pour des milliers de personnes, de même que les coûts sociaux pour le canton pourraient être lourds et durables.