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Une très forte majorité du parlement a approuvé une motion de l’alternative et une résolution du MCG demandant des conditions salariales et de travail dignes à Swissport et soutenant résolument son personnel. L’opportunisme et l’incorrection de l’entreprise ont été systématiquement pointées du doigt. Nombreuses ont été les voix pour exiger que Swissport renonce à faire pression sur son personnel pour imposer d’indignes contrats de congés –modification et cesse la sous-enchère salariale qu’il pratique depuis des années.  Le Conseil d’Etat, quant à lui, est entre autre, prié d’œuvrer à la reprise et au maintien du dialogue entre employeur et employé.e.s et à favoriser la conclusion d’une convention collective de travail (CCT).

La crise que doivent affronter les employés de Swissport, n’est qu’un passage de plus dans une longue série d’attaques aux conditions de rétribution et de travail du personnel. C’est n’est qu’un pas supplémentaire dans le processus de dérégulation et flexibilisation des conditions de travail du personnel de Swissport et de plusieurs entreprises sises sur le site de l’AIG.

Invoquer la crise, comme le fait la direction de Swissport, pour déréguler les conditions de travail est inacceptable, qui plus est pour une multinationale présente dans plus de 44 pays, sur 255 aéroports, dont le moins que l’on puisse constater est qu’elle est en mesure de traverser la crise actuelle avec moins de difficultés que bien d’autres.

Une entreprise, dont 80% de son personnel est en RHT et qui veut baisser les salaires de plusieurs centaines de francs, jusqu’à 1200. –, comme si l’entreprise voulait pérenniser le niveau de vie abaissé par les RHT d’un cinquième des salaires. Des salaires pour la plupart en dessous du revenu minimum cantonal d’aide sociale comme le révèle la grille de salaire de cette société.

Pourtant, l’entreprise doit payer des salaires qui permettent d’affronter le coût de la vie à Genève. C’est le sens du vote instituant un salaire minimum à Genève. A l’inverse, plutôt que de se conformer à la loi, Swissport impose à son personnel d’accepter des baisses de salaires.

A Zurich ou les pertes représente près du double de celles de Genève, Swissport est parvenu à trouver un accord avec le personnel et leurs syndicats. Un accord qui préserve les conditions de travail du personnel et surtout qui s’il présente des désavantages sont strictement liés à la durée de crise.

Enfin, il ne s’agit pas d’une entreprise lambda. Swissport bénéficie d’une concession sur le territoire de l’Aéroport. Nous connaissons le processus de sous-enchère salariale engagée entre des entreprises concurrence dans ce domaine d’activité depuis des années. L’Etat ne peut rester spectateur de cette constante dégradation des conditions salariales. Lui qui devra y suppléer par des aides publiques. Il doit intervenir pour garantir les bastions de la protection des travailleurs et des travailleuses.  La concession dont profite Swissport arrivera à échéance dans quelques mois et devra être renouvelée en 2022. Alors oui, l’Etat, l’AIG dispose d’un levier pour poser des conditions. Nous attendons, nous exigeons qu’ils le fassent !