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Après la suppression de l’ensemble des nouveaux postes par la droite lors des débats sur le budget 2020, la commission des finances était appelée à se prononcer sur le financement de postes supplémentaires. Le bloc UDC-PLR-PDC-MCG a refusé l’essentiel des propositions du gouvernement. La majorité a ainsi confirmé sa volonté de passer en force vers le démantèlement des services publics ainsi que sa surdité totale aux besoins de la population.

Sur les 271.7 équivalents temps pleins (ETP) soumis à la commission, seuls 70.4 ont été acceptés. L’éducation et le social sont particulièrement touchés par ces refus de postes qui auront des conséquences graves sur la population, en particulier les plus précaires et les plus fragiles.  Les postes au DIP pour faire face à la hausse du nombre d’élèves ont ainsi été balayés. De même que les dépenses liées à la création d’un nouveau foyer thérapeutique pour adolescents souffrant de troubles psychiques sévères.

Les Services de prestations complémentaires (SPC) ou de protections des adultes (SPad) ont connu un sort similaire. Le refus du financement de deux postes à l’OCIRT – afin de garantir une inspection du travail conforme à la loi – confirme le désintérêt de la majorité de la commission pour la question de la sous-enchère salariale. Les postes engendrés par la décision du Grand Conseil de réinternaliser le service de convoyage des détenus ont également été refusés. Rappelons que le MCG avait pourtant combattu vigoureusement la libéralisation de ce service, suite au vote de la loi Maudet sur la police. 

Face à la volonté clairement affichée de la droite d’accélérer les politiques d’austérité, il est urgent de construire un front large pour la défense des services publics et des prestations, regroupant salarié-e-s de la fonction publique et usagers-ères. La RFFA n’a pas encore déployé tous ses effets et les déficits sont appelés à se creuser ces prochaines années. Il est donc essentiel de trouver de nouvelles rentrées fiscales. C’est l’objectif de notre initiative « Halte aux privilèges fiscaux des gros actionnaires, taxons-les comme tout le monde ! ». Mais ce n’est qu’un début, il faudra aussi s’attaquer aux gros héritages, augmenter l’imposition sur la fortune, etc. Les privilèges fiscaux des plus riches privent en effet l’Etat de centaines de millions chaque année.

Jean Burgermeister