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Le Conseil d’Etat a annoncé hier son opposition à l’initiative Pour des primes-maladie plafonnées à 10% du revenu du ménage et indiqué qu’il comptait lui opposer un contre-projet. « Alors que la grande majorité de la population croule sous les factures d’assurances-maladie, le gouvernement ignore l’urgence de la situation et joue la montre en opposant un contre-projet à l’initiative de l’Alternative », dénonce Jocelyne Haller, cheffe de groupe d’Ensemble à Gauche au Grand Conseil.

Initiative 10% : une urgence sociale !
Rappelons qu’Ensemble à Gauche déposait en mars environ 7000 signatures en faveur de l’initiative Pour des primes d’assurance-maladie plafonnées à 10 % du revenu du ménage aux côtés du Parti socialiste et des Verts. L’initiative de l’Alternative prévoit que le total des primes d’assurance-maladie d’un foyer ne dépasse pas 10 % de son revenu. Cette mesure viendrait en aide à celles et ceux qui peinent à faire face aux hausses constantes de primes en attendant de modifier fondamentalement le système de l’assurance-maladie. Dans un canton où plus d’une personne sur cinq renonce à des soins pour des raisons financières et met ainsi sa santé en danger, une telle mesure est indispensable. Enfin, cette initiative est parfaitement finançable, notamment en renonçant à diviser par deux l’imposition des grandes entreprises. 

Baisser les impôts des riches plutôt que d’aider la majorité de la population
Hier, certain-e-s initiant-e-s se sont félicités de la décision du Conseil d’Etat. Ensemble à Gauche ne partage pas cette joie. L’opposition du Conseil d’Etat, pourtant composé de magistrat-e-s se déclarant hostiles au système actuel d’assurance-maladie, est inacceptable. « Alors que chaque annonce d’augmentation du coût des primes d’assurance-maladie met en évidence la nécessité d’agir au plus vite afin de soulager la population, le Conseil d’Etat n’y voit pas d’urgence et estime que le coût du dispositif imaginé par les initiant-e-s serait trop élevé pour le canton », explique la députée. « Selon le gouvernement, son coût serait de 450 millions, soit le montant prévu par le même gouvernement pour les baisses d’impôts des grandes entreprises ! On se moque du monde ! ».

Retarder le vote d’une année pour un contre-projet insuffisant
En s’opposant à la solution de l’initiative défendue par EàG, soit augmenter aussi vite que possible les subsides pour les classes moyennes et populaires en attendant de pouvoir changer le système au niveau fédéral, le Conseil d’Etat se montre totalement déconnecté de la réalité de la population. La discussion d’un contre-projet pourrait retarder d’une année le processus de traitement de l’initiative, et donc de solutions permettant de soulager les ménages pris au cou par les primes ! Tout ça pour rédiger un contre-projet en-deçà de la gravité de la situation. Par ailleurs, il faut également relever qu’en annonçant un contre-projet à ce stade, le Conseil d’Etat préjuge de manière peu démocratique du refus de l’initiative par le Grand Conseil.

 

Toutes et tous dans la rue le 17 novembre !
Devant l’absence totale de volonté des autorités – cantonales et fédérales – d’alléger le poids des primes d’assurance maladie, le collectif LCAPAM a lancé une journée de mobilisation dans toutes la Suisse le 17 novembre. EàG soutient et participera à cette mobilisation pour défendre un système de santé accessible à toutes et tous.