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Les premières années de la scolarité sont déterminantes pour la suite de la formation de chaque enfant. A Genève pourtant, le cycle élémentaire de l’école primaire (première à quatrième primaire) est le parent pauvre de l’instruction publique, avec un nombre d’élèves par enseignant-e largement trop élevé pour offrir de bonnes conditions d’apprentissage. Afin de voir cette situation enfin changer, Ensemble à Gauche (EàG) a déposé une motion exigeant un changement de paradigme afin de corriger les inégalités qui touchent les élèves dès leur arrivée à l’école et compromettent leur réussite.

Les premières années d’école : une étape importante
L’entrée à l’école constitue une étape particulière dans la vie de tout enfant et il est clair que chacun n’y rentre pas avec le même bagage, la même connaissance des usages sociaux, ni des compétences semblables. Pour que l’école puisse réellement offrir à toutes et tous les mêmes chances dans la vie, les moyens du cycle élémentaire devraient être réévalués afin que les élèves de 4 à 7 ans soient correctement encadrés. «Depuis des lustres, ce principe est répété et chacun y adhère», constate Olivier Baud, député EàG. «Dans les faits cependant, rien ne se vérifie. Pire, les élèves genevois ont de moins bonnes conditions d’enseignement durant les quatre premières années d’école que par la suite.»

Un taux d’encadrement insatisfaisant
Le cycle élémentaire connaît ainsi un taux d’encadrement (nombre d’élèves par poste d’enseignant-e) nettement moins bon que le cycle moyen, envers et contre toute logique. «Le département de l’instruction publique (DIP) prétend ainsi avoir amélioré le taux d’encadrement mais, dans les faits, celui du cycle élémentaire, qui se situe au-dessus de ce que n’a jamais connu le cycle moyen, reste indéfendable», déplore Olivier Baud. «Les discours ont tenté de cacher cette réalité mais il est temps de s’employer à la transformer.» Le groupe Ensemble à Gauche a déjà soulevé cette problématique à plusieurs reprises durant cette législature, en commission de l’enseignement et par des questions urgentes écrites diverses. Au vu de l’inaction du département malgré ces différents avertissements, une motion a été déposée la semaine dernière.

Une motion pour améliorer les conditions d’enseignement
La motion déposée par EàG demande au DIP, dans un premier temps, de rééquilibrer les forces existantes. Dans un second temps, il s’agirait d’évaluer et d’attribuer les ressources nécessaires afin de parvenir à des taux d’encadrements et des effectifs de classe acceptables pour l’école primaire dans son ensemble, garantie d’un enseignement de qualité. «Cela se fait déjà pour les écoles du réseau d’enseignement prioritaire (REP), qui bénéficient d’un taux d’encadrement meilleur, ce qui implique que d’autres écoles, censées être plus favorisées au regard des caractéristiques socio-professionnelles des familles des élèves de l’établissement, ont un taux plus élevé que la moyenne.» Le pari qui est fait ici, et qui mérite d’être éprouvé, consiste à dire que plus les conditions d’encadrement, et donc d’enseignement, sont favorables au début de la scolarité, plus le cursus de formation des élèves se révélera harmonieux. «Mettre des moyens importants dès le début de la scolarité représenterait des économies en termes de redoublements, de postes d’appui, etc.», conclut le député EàG. «Mais c’est surtout un pas en avant vers une école de la réussite pour toutes et tous.»

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