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Lors de cette session parlementaire, Stéfanie Prezioso est intervenue pour défendre une motion, initialement déposée par la socialiste Min Li Marti dans le cadre de la modification de la loi sur l’égalité. Le texte, qui prévoyait des sanctions renforcées en cas d’inégalités salariales entre femmes et hommes lors d’une deuxième infraction, a été balayé par une majorité de droite. L’idée était d’ajouter un article visant à inscrire dans la loi le fait quel « L’employeur auprès duquel […] une discrimination salariale à raison du sexe est constatée un an après la constatation d’une première discrimination de ce type, est puni d’une amende de 40 000 francs au plus ».

Rappelons que la révision de la loi sur l’égalité entrée en force en juillet dernier, ne concerne qu’une toute petite partie des entreprises (celles de plus de 100 employé·e·s – 0,9 % des entreprises) et touche moins de la moitié des employé·e·s (46 %).

Malgré toutes ses limites, cette motion n’a pas passé la rampe. Comme si la Grève féministe n’avait jamais eu lieu, le Parlement reste sourd aux revendications de la rue ! Lorsqu’il s’agit de toucher aux intérêts économiques, les références des principaux partis à la grève disparaissent sous toute une série de considérations autre prétendument prépondérantes.

Lors de cette même session, le Conseil national refusait également une initiative parlementaire visant à prolonger la durée de protection contre le licenciement des femmes au retour de leur congé maternité. Le chemin vers l’égalité réelle est encore bien long…