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Au parlement, Ensemble à Gauche voulait imposer au gouvernement de permettre aux jeunes de participer à la grève pour le climat sans craindre de sanctions. Nous avons également demandé la mise à disposition de salles, dans les établissements scolaires, afin de permettre la tenue de discussions et débats en marge des manifestations. La majorité de droite n’a rien voulu en savoir et a fait couler ce texte pourtant peu contraignant… D’autres suivront !

Quand la jeunesse se réveille
La mobilisation des jeunes pour l’environnement a secoué de nombreux pays, dont la Suisse, ces derniers mois. L’ampleur du mouvement doit nous interpeller, ainsi que sa capacité à s’inscrire dans la durée et à monter en puissance. Les jeunes grévistes interpellent les élu-e-s, car les réponses politiques à la crise environnementale sont très largement insuffisantes, que ce soit à Genève, en Suisse ou au niveau international. Si aucune politique plus volontariste n’est mise en place à court terme, les effets sur l’environnement, les écosystèmes, mais aussi sur les populations humaines seront désastreux.

Grève climat : un espoir face à l’inaction du monde politique
Alors même que la préoccupation environnementale gagne en importance auprès de la population, les représentant-e-s politiques semblent, dans leur majorité, complètement insensibles à l’ampleur de la crise. Les mesures en faveur de l’environnement sont souvent reléguées au second plan et ne récoltent un large soutien politique que si elles ne contreviennent à aucune activité économique. Face à ce manque flagrant de volonté des milieux politiques, la mobilisation de la jeunesse est une excellente nouvelle. Ce sont les jeunes qui seront les plus durement touchés par la crise environnementale et il est normal qu’elles-ils puissent se mobiliser pour défendre leur avenir. Beaucoup, parmi celles et ceux qui manifestent, n’ont pas le droit de vote ou ne l’ont obtenu que récemment, il est donc essentiel qu’elles-ils puissent faire entendre leur voix par la mobilisation collective. La capacité de la jeunesse à s’organiser et à porter des solutions fortes à la crise environnementale sera décisive pour l’avenir de nos sociétés et l’évolution de la planète.

Une motion pour soutenir la jeunesse
Les autorités doivent donc s’assurer que chacun-e puisse prendre part à ces mobilisations. C’est ce que réclamait la motion déposée par Jean Burgermeister, député EàG. Les sanctions qui pourraient toucher les élèves, notamment au niveau des notes en cas d’absence à un examen, sont de nature à dissuader un grand nombre de se mobiliser. Par ailleurs, l’école devrait permettre aux élèves de se rassembler pour échanger sur la meilleure manière de répondre à la crise environnementale…

La droite se fiche du climat
Pourtant, malgré l’urgence de faire entendre ce message fort, porté par des dizaines de milliers de jeunes, le député-e-s de droites ont massivement rejeté la motion. Elles-ils ont ainsi confirmé leur volonté de rester parfaitement sourds au cri d’alarme porté par des dizaines de milliers de jeunes. Incapable de prendre des mesures fortes pour lutter contre le réchauffement climatique et la destruction de l’environnement, le parlement ne souhaite même pas permettre à la population de prendre les choses en main. Il est plus que jamais nécessaire que la rue maintienne et augmente la pression sur cette élite néolibérale qui nous gouverne et favorise les intérêts privés des plus riches au détriment du plus grand nombre et de l’environnement.