Les répercussions économiques

de la crise sanitaire

au centre des débats de la session

des 19-20 janvier 2021

Comment la Ville peut-elle intervenir face aux conséquences économiques souvent dramatiques de la crise sanitaire?

Si l’ensemble du Conseil municipal s’accorde pour une aide financière, subsidiaire à la Confédération et au Canton, les conditions proposées diffèrent. Ensemble à gauche a défendu une aide financière qui ne s’adresse pas seulement aux entreprises, mais prend en compte les besoins des travailleuses et travailleurs et leurs conditions de travail. Au niveau politique, Ensemble à  gauche dénonce le montant trop bas de l’aide accordée par la Confédération alors que la Suisse est un pays riche.

Prolongement de l’action des bons d’achat

Ensemble à gauche a défendu cette aide aux commerces locaux qui augmente aussi le pouvoir d’achat de la population. Nous nous sommes par contre étonné.e.s, de constater que ce ne sont pas seulement de petites entreprises qui en bénéficient, mais aussi Manor. Est-ce vraiment soutenir le commerce local ? En plénière, la réponse (« ce sont 800 emplois, les utilisateurs-trices des bons Manor ont acheté ensuite des bons dans d’autres commerces », etc.)  nous laisse perplexes. D’autant plus en apprenant après la session que ce sont 25% des bons vendus …

Malgré cette critique, Ensemble à gauche a soutenu le prolongement de l’action et son élargissement à d’autres secteurs tels que la restauration ou la coiffure. Les marchands de cycles et les librairies ont aussi bien bénéficié de cette action. Les bons d’achat restent une possibilité de soutien efficace. Mais nous  avons demandé qu’un rapport d’évaluation de ce projet soit présenté ensuite au Conseil municipal.

 

20 millions pour des aides «à fonds perdus» aux entreprises de la Ville qui ne peuvent pas bénéficier d’un soutien de la Confédération ou du Canton

Les répercussions économiques touchent de manière inégale les secteurs d’activité. Même en période de crise, des riches sont devenus encore plus riches, des entreprises dans le domaine pharmaceutique, vente en ligne, informatique réalisent des bénéfices (comme Logitech qui annonce une augmentation de 85% au dernier trimestre), alors que les secteurs de la restauration, de la culture, des sports et des loisirs sont particulièrement impactés.

Intervenir pour compenser la baisse du chiffre d’affaire fait quasi l’unanimité, mais le débat s’anime sur les critères d’attribution. La droite en veut le moins possible, la gauche défend un cadre avec des conditions strictes.

Ensemble à gauche avait déjà insisté en commission sur la nécessité de définir des conditions qui prennent en compte les besoins des travailleuses et travailleurs, mais n’avait pas été suivi sur tous les critères. Le magistrat Alfonso Gomez a présenté en plénière un amendement général qui les a tous réintroduits : le respect des CCT et de l’égalité, pas de licenciements tant que les RHT sont maintenus, compensation des salaires à 100%, engagement des institutions financières à une charte d’investissement responsable, prévoir une baisse de l’empreinte carbone de l’entreprise, pas de distribution de dividendes.

Finalement cette proposition a été acceptée à la majorité,  avec une définition stricte des critères.

Soutien de la Ville de Genève aux restaurateurs et aux milieux culturels, sportifs et de loisirs

Ensemble à gauche a défendu une résolution socialiste qui demande d’intervenir pour obtenir une aide financière plus conséquente. La prolongation de la mesure de fermeture jusqu’à la fin février risque de causer une vague de faillites. Cette résolution politique demande au Conseil fédéral  de changer son point de vue sur sa réponse à la crise sanitaire.

La Suisse en tant qu’un des pays les plus riches du monde possède des moyens financiers pour lutter contre la crise. Alors que la Banque nationale a annoncé un bénéfice de 21 milliards en 2020, elle ne veut distribuer que 4 milliards à la Confédération et aux Cantons.

D’autre part le Conseil fédéral n’octroie, pour l’aide d’urgence, que des ressources correspondant à 4,8% du PIB de la Confédération, alors que d’autres Etats se sont engagés de manière bien plus importante (16,1% du PIB à Singapour, 8,3% en Allemagne). De plus, la Confédération a réalisé des excédents ces dernières années, 3,1 milliards rien qu’en 2019. Et l’Etat suisse a la capacité de s’endetter, son endettement actuel étant de 14%, largement inférieur à la moyenne des pays riches.

N’oublions pas : cette accumulation des liquidités et des richesses a été réalisée par les efforts et le travail de la population du pays pendant ces dernières décennies.

Partager les richesses est une exigence concrète et politique que le Conseil fédéral semble ne pas comprendre.

Si nous voulons sortir forts et sains d’esprit et de corps de cette crise, il est temps de quitter la logique néolibérale qui nous a façonnés pendant ces 40 dernières années et de revenir à un Etat social qui met les besoins des couches populaires aujourd’hui en difficulté au centre de ses préoccupations.

Toutes ces richesses sont accumulées pour les jours difficiles et les jours difficiles sont là.

Ensemble à gauche défend l’idée qu’il faut les partager et que c’est maintenant que la Confédération, les Cantons, les Villes doivent accompagner les couches populaires en difficultés.  Après la fin de la crise, nous  devrons continuer dans cette voie.

POUR UN CONSEIL MUNICIPAL

QUI PERMETTE L’ENGAGEMENT

DES PARENTS ET DES TRAVAILLEURS

EN SON SEIN,

EN PARTICULIER LES FEMMES;

MÈRES ET TRAVAILLEUSES!

Débat suivant notre résolution « De la nécessité de pouvoir concilier ses engagements politiques avec sa vie familiale et professionnelle »

La résolution demande d’étudier un changement des horaires pour les séances, et que les conseils municipaux puissent recourir à des suppléants, comme au Grand Conseil.

Notre projet de réflexion, qui concerne toutes les personnes ayant des enfants ou des difficultés à se libérer pour suivre les horaires du Municipal, a clivé l’assemblée en deux camps. La gauche, Verts et PS avec des interventions très favorables, la droite farouchement opposée. Seuls des hommes de droite ont pris la parole. Aucune femme de droite ne s’est manifestée, même du PDC défendant pourtant les valeurs familiales …

La résolution a été renvoyée en commission du règlement pour étude comme nous l’avions demandé.

Un espoir pour la rue Dancet

La rue Dancet, bien placée entre la rue de Carouge et l’Arve, avec de jolies boutiques et de bons bistrots, est devenue un véritable parking : 186 places sur les deux côtés de la rue et sur les deux côtés du mail central.

Les  Verts ont présenté  un projet (élaboré par les associations Noé 21 et Actif-Trafic) auquel nous nous associons avec enthousiasme :   transformer le mail central de la rue Dancet en parc public, ombragé par les platanes actuels. 2200 m2 libérés des voitures, qui pourraient devenir une zone sans bitume, avec des bancs, des points d’eau, des buissons servant de refuge pour les oiseaux, des jeux pour les enfants. Un espace de rencontre et de détente pour les habitants de ce quartier populaire très dense.

Le Conseil municipal a voté à une large majorité son étude en commission de l’aménagement.

Soutenez la campagne

contre le parking Clé de Rive: 

Le groupe municipal EàG vous invite à participer à un stand ou à une distribution de flyer.  Des cartes postales à envoyer à votre réseau sont à disposition au local de solidaritéS ou sur les stands.

Vous pouvez aussi contribuer au financement de la campagne en achetant l’affiche du comité référendaire contre le Parking  sérigraphiée, numérotée et signée par Exem, en vente au prix de 40.- minimum, (100,- pour la version encadrée).