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Le démon de la notation à tout-va est encore vivace. Mais vouloir attribuer des notes de comportement aux élèves des deux derniers cycles de l’école obligatoire (8-15 ans) démontre surtout, au-delà de cette forme de monomanie dont souffre une partie de la droite, une méconnaissance de la réalité de l’école publique genevoise. En effet, le corps enseignant dispose des outils nécessaires pour évaluer le comportement.

Imaginer qu’une note à elle seule réglerait les problèmes rencontrés avec les élèves difficiles relève du fantasme ; une proposition nulle (PL 12141), mais heureusement rejetée. Si des enseignant.es sont en butte à des problèmes parfois insolubles dus à des comportements inacceptables d’élèves ou à des classes difficiles à gérer, c’est avant tout une question de manque de moyens, d’impossibilité à pouvoir disposer des forces et du soutien nécessaires au moment adéquat. Ce sont les coupes budgétaires opérées par la droite, la suppression des postes éducatifs requis, etc. qui font perdurer les difficultés.