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Mettre les assureurs à contribution, imputer à charge de la LAMal la totalité des frais de dépistage du coronavirus. Quoi de plus légitime ? quoi de plus normal ? C’est ce qu’a estimé le Grand conseil qui a voté à l’unanimité une résolution (R 919) cantonale à destination de l’Assemblée fédérale.

Actuellement les modalités de prise en charge de ces frais varient selon les situations, mais pour une grande partie de de la population les frais de dépistage apparaitront sous la forme de leurs franchises et participation.

Or, le frein que peuvent représenter les frais à charges des assuré-e-s dans la lutte contre la pandémie à laquelle nous sommes confrontés est aussi évident que les obstacles objectifs que les frais à charge des assuré·e·s opposent à une efficace politique de de prévention.

Demander que ces frais de dépistage soient à charge de la LAMal est non seulement légitime, mais sensé. Les assurances maladie n’auraient-elles pas un rôle accru à jouer en situation de pandémie. Qui mieux qu’elle le pourrait ? Car enfin, les réserves ont été entre autres instituées pour permettre de faire face à des risques inattendus tels qu’un nombre inhabituel de cas graves et coûteux, à des épidémies ou pandémies.

Dont ’acte, c’est donc le moment où jamais pour les caisses maladie de faire usage de leurs réserves. C’est maintenant plus que jamais que nous en avons besoins.

Le groupe EàG a bien évidement voté cette résolution adressée à l’Assemblée fédérale, en espérant qu’en l’occurrence les lobbys des caisses maladie auront la décence de se faire discrets.

Jocelyne Haller