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Une majorité (EàG, PS, Verts, MCG et UDC) du Grand Conseil a soutenu la recapitalisation de la caisse de pensions des TPG (FPTPG) et voté la loi telle qu’amendée par Ensemble à Gauche. Ce vote évite de voir se dégrader massivement les retraites des salarié-e-s TPG comme le prévoyait un projet de loi du gouvernement. Les modifications d’Ensemble à Gauche permettent de maintenir les rentes à leur taux actuel.

La FPTPG octroie les rentes assurées les plus basses du secteur public dans le canton de Genève. De plus, les salarié-e-s ont déjà consenti à de nombreux sacrifices ces dernières années. Elles-ils ont ainsi subi deux baisses consécutives des rentes, en 2014 et 2017, de 10% en moyenne, le relèvement d’un an de l’âge de la retraite en 2014 et le passage en primauté des prestations « hybride » au lieu d’une primauté de prestations « pure » (c’est-à-dire tenant compte de l’ensemble des salaires de carrière au lieu du seul dernier, donc un régime moins favorable aux salarié-e-s).

Un Conseil d’Etat antisocial et dogmatique
C’est dans ce contexte que le gouvernement a déposé un projet de loi. Sous prétexte de recapitaliser la caisse, ce dont personne ne conteste la nécessité, le Conseil d’Etat a proposé une réforme structurelle de destruction massive des rentes de la FPTPG. Le projet prévoyait ainsi une baisse de 10% de rentes. De plus, la caisse était appelée à passer en de la primauté « hybride » à la primauté de cotisations. Ce changement de primauté aurait engendré une baisse des rentes, durant la transition, pour les salarié-e-s de 45 ans et plus, pouvant atteindre 22% ! Pour éviter une dégradation plus importante encore, le projet de loi prévoyait une enveloppe de 50 millions destinée à financer des mesures d’accompagnement. Le Conseil d’Etat a montré là un dogmatisme absolu, son obsession à passer en primauté de cotisations coûtant plus cher pour des effets désastreux.

Une charge supplémentaire pour les TPG
Par ailleurs, le gouvernent a refusé d’assumer le moindre centime de la recapitalisation qui devait être entièrement à la charge des TPG. Etant donné les marges financières faibles de la régie publique, la crainte était grande chez les salarié-e-s que les besoins d’économie se répercutent sur les conditions de travail. Pire encore, pour financer la recapitalisation, les TPG devait notamment abandonner la hausse de 4% de la cotisation employeur consentie en 2014 en contrepartie des sacrifices acceptés par les salarié-e-s.

Contre la casse sociale, défendons les retraites
C’est pourquoi Ensemble à Gauche a amendé la loi afin de permettre :

  • Le maintien en primauté de prestations
  • La prise en charge de la recapitalisation par l’Etat
  • Le maintien des rentes à leur niveau actuel

Acceptées par une majorité de la commission des finances puis par la plénière, les modifications d’Ensemble à Gauche permettent de maintenir les rentes à leur taux actuel. Par ailleurs, la primauté de prestations hybride est plus favorable aux salarié-e-s et évite la dégradation des rentes durant la période de transition. La recapitalisation par l’Etat relève du bon sens et permet d’éviter aux TPG des mesures d’économies aux conséquences potentiellement néfastes pour les salarié-e-s et les prestations à la population.

Une victoire pour les salarié-e-s
Le vote d’aujourd’hui représente une victoire importante sur les retraites. Le résultat du scrutin du 19 mai sur la CPEG a sans aucun doute pesé, tout comme la mobilisation des salarié-e-s. Réunis lors de deux assemblées du personnel, ces derniers ont voté à l’unanimité sans abstention contre le projet de loi du gouvernement et pour les amendements d’Ensemble à Gauche. C’est aussi un échec pour le gouvernement qui vient sanctionner son dogmatisme, le Conseil d’Etat ayant refusé catégoriquement de tenir compte de l’opinion populaire exprimé le 19 mai.