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En votant un crédit de plus de 5 millions de francs afin « d’adapter les moyens de protection et d’armement de la police », la majorité des député-e-s a accepté l’achat de munitions dont l’emploi est contraire au droit international. « C’est une logique de voyous ! », dénonce Pierre Vanek, député EàG au Grand Conseil. « On présente la lutte contre le terrorisme ou le banditisme comme une « guerre », mais on se refuse à respecter les les lois de la guerre. »

Le rapport sur le projet de loi visant à accorder ce crédit à la police indique clairement, dans les mots d’un lieutenant auditionné par la député-e-s, que des balles entraînant  » l’effet d’une expansion à l’intérieur de la cible, en somme le fait que la balle s’arrête à l’intérieur du corps… » seront acquises. Or la Déclaration de La Haye du 29 juillet 1899 concernant l’interdiction de l’emploi de balles qui s’épanouissent ou s’aplatissent facilement dans le corps humain, « telles que les balles à enveloppe dure dont l’enveloppe ne couvrirait pas entièrement le noyau ou serait pourvue d’incisions » proscrit l’usage de telles balles comme le rappelle le site du CICR.

Pour ces diverses raisons, le Groupe parlementaire EàG a proposé un amendement lors du vote demandant que  » ce crédit ne puisse pas servir à l’acquisition d’armes ou de munitions dont l’emploi est contraire au droit international « . Ce dernier a été refusé par la majorité des député-e-s après une intervention du Conseiller d’Etat Pierre Maudet, disant qu’il assumait l’emploi de ce nouveau type de munitions par la police et appelant au refus de cet amendement  » inepte ».  » D’un côté on se gargarise avec la GE-Internationale, de l’autre on se fout parfaitement du droit international et de ce que raconte le CICR « , tonne le député.

Pierre Vanek, député EàG