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Le IIème pilier creuse les inégalités entre les revenus des hommes et des femmes ! Depuis 2018 l’âge pivot (âge déterminant pour toucher une rente pleine) du IIème pilier de la fonction publique, la CPEG, est passé de 64 à 65 ans dans le cadre des modifications structurelles. Des économies faites une fois encore sur le dos des femmes !

Ceci, alors que l’âge national de l’AVS est toujours fixé à 64 ans pour les femmes et que les tentatives de le déplacer à 65 ans ont été rejetées par le peuple au niveau cantonal et fédéral.   Une nouvelle tentative de reculer cet âge par le projet AVS21 est à actuellement combattue par les féministes soutenues largement par une partie importante de la population.

Le Grand Conseil a discuté, vendredi 26 mars, la pétition provenant des commissions femmes de syndicats et par le Cartel intersyndical demandant le retour à l’âge pivot de 64 ans des femmes affiliées à la CPEG. Aujourd’hui, si les affiliées à la CPEG prennent leur retraite à 64 ans, comme l’AVS le leur propose, la CPEG considère qu’elles anticipent d’une année leur retraite ! Cela leur coûte donc 5% de leur rente, ce qui est considérable. Pour toucher une rente pleine elles doivent travailler un an de plus que ce que leur propose l’AVS.

Donc le choix est perdre 5% ou perdre une année de retraite… voilà une discrimination qui s’ajoute à toutes les inégalités imposées actuellement aux femmes par le système économique patriarcal qui détermine leur vie professionnelle : inégalité salariales mensuelles : 1512.- de moins en moyenne dont 686,45CHF de différence inexpliquée, parcours non linéaires et temps partiels parce que le partage des tâches domestiques, d’éducation et de soins est encore inégal, et finalement le plafond de verre qui freine les carrières des femmes. Le système du 2ème pilier accroit encore ces inégalités par un écart de 63% des rentes entre hommes et femmes.

Dans ce contexte scandaleux de très grandes inégalités la droite du Grand Conseil a osé plaider le maintien de l’âge pivot à 65 ans au nom de l’égalité entre hommes et femmes tout comme elle soutient le projet AVS21 par souci d’équité !

La pétition a été finalement renvoyée au comité de la CPEG qui devra se pencher sur les arguments de la pétition demandant « le retour à l’âge pivot de 64 ans » et présenter ses réponses au Grand Conseil.

Les questions des retraites au féminin sont révélatrices et accroissent les discriminations et les inégalités imposées aux femmes. La CPEG ne peut économiser en discriminant les femmes. La lutte contre AVS21 et pour des rentes dignes et sociales pour toutes et tous est fondamentale dans le combat féministe pour l’égalité !