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Eh bien non, il n’y aura pas de geste de reconnaissance pour le personnel hospitalier et des EMS dans le canton de Genève !  On leur a offert des paniers repas et des places de parking gratuites, cela suffit déclarent les élu.e.s de droite de concert avec le chef du département de la santé, M. Poggia. Pourtant nous savons combien les infirmièr.e.s et les aides soignant.e.s, les  nettoyeur.euses ont œuvré dans la tempête COVID en faisant face à une grande fatigue physique et psychique. Conditions de travail difficiles, sous effectifs, remplacement des personnels malades, angoisses, confrontation à la peur, au stress et à la mort en permanence, tout cela ne mérite pas un geste aux yeux de la droite qui affirme haut et fort que ces personnes ont simplement fait leur travail.

Le fait que le canton de Vaud ait donné une prime de 900CHF à tout le personnel socio hospitalier du canton, n’a nullement influencé ces élu.e.s genevois qui ont campé droit dans leur bottes dans leur position d’ingratitude ! Ces discours dénigrants le travail accompli par ce personnel a été accompagné d’une charge insoutenable et scandaleuse contre les syndicats.

Nous savons que depuis longtemps, les syndicats et la gauche dénoncent les conditions de travail déplorables dans les secteurs de soins dus à des sous-effectifs chroniques qui mettent le personnel sous pression et les obligent à combler les manques au prix de sacrifices et de fatigues injustes. De plus, les salaires dans ces secteurs à grande majorité féminine sont gravement sous évalués.  La prime était le moindre geste à faire pour ce personnel qui est au front dans cette épidémie du Covid, personnel applaudi par la population pendant les premiers mois par gratitude et conscience des efforts qu’il fournissait.

C’est néanmoins les salaires indignement bas de ces jobs « féminins » du soin à la personne qui doivent être réévalués dans les plus brefs délais. Un changement profond dans la considération des métiers dits féminins est urgent afin de donner enfin des salaires dignes et une reconnaissance à ce secteur professionnel dont la crise Covid a démontré son caractère essentiel pour notre vie en société.

Françoise Nyffeler