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Ce vendredi 8 décembre Jeremy Corbyn sera à Genève, accueilli par le maire EàG de la Ville, Rémy Pagani, au Palais Eynard (4 r. de la Croix-Rouge) à 18h00. Il y recevra, lors d’une cérémonie publique où chacun-e est invité, le Prix Sean Mcbride pour la paix, décerné par l’International Peace Bureau (IPB). Pendant un quart de siècle, l’IPB a été animé à Genève par Colin Archer, son secrétaire général, avec lequel nous avions organisé de nombreuses manifestations antinucléaires contre l’arme atomique.

Un militant pour le désarmement nucléaire
L’IPB/BIP est un acteur important de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires-ICAN, basée à Genève, qui a reçu le prix Nobel 2017. Cette campagne menée par une coalition mondiale d’ONGs, présentes dans 100 pays, a en effet poussé à l’adoption d’un traité historique d’interdiction de l’arme atomique, négocié et voté par 122 pays en juillet, en l’absence des neuf puissances nucléaires. Traité que la Suisse n’a toujours ni signé, ni ratifié! Cette année l’IPB/BIP a décidé d’attribuer son prix à Jeremy Corbyn, à la tête du Labour britannique, qui s’est illustré depuis des décennies comme militant de la Campagne pour le Désarmement Nucléaire (CND) britannique, dont il est l’un des vice-présidents.

Corbyn est aux portes du 10 Downing Street, il défend un programme visant à briser avec l’austérité et défendre les intérêts de la majorité de la population, mais son parti n’a toujours pas rompu avec son soutien à l’armement nucléaire britannique dont l’impérialiste Tony Blair était – évidemment – un chaud partisan. Le dernier manifeste électoral travailliste affirmait toujours le soutien du parti à l’armement atomique.

Contradictions au sein du Labour
Aujourd’hui en Grande-Bretagne, le gouvernement conservateur, dont la politique d’austérité tue son propre peuple, entend préserver entre les mains de l’Etat britannique les moyens d’un génocide planétaire impérialiste avec le renouvellement du programme Trident de grands sous-marins nucléaires lance-missiles atomiques : Vanguard, Vengeance, Victorious et Vigilant. L’un au moins est en patrouille en tous temps avec une puissance de feu d’une quarantaine d’ogives atomiques capables de frapper dans le monde entier. L’enjeu de ce renouvellement (ou non) est un programme d’investissement dans l’arme atomique de plus de 205 milliards de livres sterling, des montants volés aux programmes d’investissement indispensable dans le logement, la formation, la santé les services sociaux… La Grande Bretagne de Jeremy Corbyn sera-t-elle la première puissance atomique à signer le traité ? Ces enjeux sont au cœur de contradictions majeures au sein du Labour britannique et avec certains syndicats qui défendent l’emploi prétendument généré par ce programme. Oser changer de cap ou non en matière atomique comme dans d’autres domaines : telle est aussi la question à laquelle les Britanniques répondront lors des prochaines élections. Venez nombreuses et nombreux soutenir Corbyn ce vendredi!