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Mercredi 26 novembre, le Conseil d’Etat annonçait la réouverture des commerces dits non-essentiels. Mais cette décision s’accompagnait d’une extension problématique des heures d’ouvertures de l’ensemble des magasins le samedi jusqu’à 20h. Le lendemain au Grand Conseil, le PLR emboitait le pas à l’exécutif et proposait un projet de loi demandant l’ouverture temporaire de tous les commerces jusqu’à 20h00 du lundi au samedi en utilisant des arguments sanitaires. Heureusement, grâce à une majorité de circonstance, nous avons réussi à repousser ce projet.

L’offensive est lancée. Le Conseil d’Etat et la droite patronale ont décidé d’utiliser la stratégie du choc pour déréguler les conditions de travail du personnel de la vente. En effet, ils prennent argument de la pandémie pour imposer au personnel de la vente du commerce de détails une extension des horaires d’ouvertures durant les prochaines semaines. Ce « test grandeur nature » comme le qualifie certain-e-s élu-e-s du PLR serait justifié pour des raisons sanitaires. Alors que la pandémie provoque la mort de centaine de personnes à Genève, la dégradation de la santé mentale de nombreuses autres, mais aussi des pertes de revenus et d’emplois pour de large secteurs de la population, la droite ose instrumentaliser cette crise pour essayer d’imposer des mesures qui péjorent les conditions de travail des travailleurs-euses tout en augmentant leurs profits.

En cherchant à faire travailler encore plus les personnes qui sont au front depuis des mois, qui exercent leurs métiers dans des conditions parfois très difficiles (surcharge liée aux arrêts maladies, absence de masque au début de la pandémie, risque de contaminations élevé, etc.) pour que nous puissions nous nous nourrir, nous soigner et bien d’autres choses, le Conseil d’Etat et les représentant-e-s bourgeois-es du Parlement affichent un mépris intolérable.

L’extension des heures d’ouverture des magasins ne répond à aucun impératif sanitaire, à aucune demande du personnel, à aucune demande des petits commerçant-e-s. Elle a, en réalité, pour fonction d’augmenter les profits des grandes enseignes au détriment des petits commerçants en flexibilisant les conditions de travail du personnel.

Cette offensive doit nous alerter sur les intentions des représentant-e-s de la bourgeoisie. En effet, il ne fait aucun doute qu’ils cherchent à mettre à profit cette crise pour renforcer leurs politiques antisociales de dérégulation des conditions de travail et des politiques sociales en faveur des plus démuni-e-s, tout en cherchant à faire payer les coûts de la crise aux travailleurs-euses. La résistance doit s’organiser secteur par secteur en affirmant haut et fort : nous ne payerons pas votre crise !