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Attachés aux droits humains et à la protection de la sphère privée, les votant-e-s genevois ont nettement rejeté l’initiative anti droits humains ainsi que la loi sur le flicage des assuré-e-s. Les Genevois-e-s ont également réitéré leur attachement à un traitement digne de la vie animale en acceptant l’initiative vaches à cornes. Ensemble à Gauche se réjouit de ces résultats cantonaux, qui constituent un désaveu clair des politiques réactionnaires et liberticides défendues par la droite et l’extrême droite. Au niveau national, si l’heure est à la fête au sujet du rejet de l’initiative anti droits humains, le OUI massif en faveur du flicage des assuré-e-s est très préoccupant.

Droits humains : NON clair et net
C’est à plus de 75% que les votant-e-s genevois-e-s ont refusé l’initiative de l’UDC dite pour «l’autodétermination», une attaque en règle contre les dispositifs internationaux prévoyant le respect les droits humains, en particulier la Cour européenne des Droits de l’homme. Ensemble à Gauche se réjouit du refus de ce texte qui menaçait directement ces droits, privant ainsi les victimes d’un point d’appui indispensable.

Tout récemment, un rapport de la commission contre la torture des Nations Unies a par exemple rappelé à l’ordre la Suisse à propos des « renvois Dublin » vers l’Italie de migrant-e-s victimes de torture. Ces renvois violent en réalité la Convention contre la torture. Comme on l’a vu également avec les jugements sur l’amiante, l’existence d’une instance internationale peut permettre d’obtenir justice pour des personnes dont la Suisse refuse de reconnaître les droits.

Outre un rejet clair et net de l’initiative, ces résultats constituent un échec pour l’UDC et ses positions réactionnaires et anti-étrangers. Alors que les extrêmes droites ont le vent en poupe dans de nombreux pays européens, les votant-e-s suisses se sont clairement distancés de leur conception du monde en refusant de brader les droits humains.

Genève résiste au flicage des assuré-e-s
Alors que la quasi-totalité des cantons a accepté la nouvelle loi permettant un renforcement intrusif de la « surveillance » des assuré-e-s, Genève l’a refusé à plus de 58%. Un non aussi massif que la défiance du corps électoral genevois vis-à-vis d’assurances qui abusent de leurs positions depuis des décennies. Seul le canton du Jura l’a également refusé. Malheureusement, l’acceptation fédérale de ce texte annonce une stigmatisation et une répression accrues des assuré.e.s.

Cette attaque à la sphère privée, orchestrée par une droite prétendument « libérale », vise les plus précaires et les plus faibles, alors que ce sont les mêmes forces politiques qui prennent toutes les mesures pour maintenir l’opacité la plus totale sur les transactions financières, le monde bancaire et la fiscalité des nantis.

Prochaine étape pour la défense des droits humains et le respect des libertés le 10 février 2019. Les électeurs-trices du canton seront appelés à se prononcer sur la loi Maudet qui entend imposer une version liberticide de la « laïcité », contraire aux droits fondamentaux.