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Préoccupé par le risque de fraudes électorales lors des votations et élections, Ensemble à Gauche avait déposé fin 2018 une motion (M2516-A) dont le premier signataire était Pierre Bayenet. Elle était fondée sur les réponses du Conseil d’État à une question urgente de la part de ce même député (QUE 927-A) et demandait de rétablir des contrôles aléatoires de signatures entre deux scrutins sur un échantillon de cartes de vote, comme cela s’était fait à l’époque de la généralisation du vote par correspondance.

Mais surtout, de manière plus générale, notre motion demandait, dans une deuxième invite, au Conseil d’État d’établir, dans un délai d’un an, un rapport « portant sur les risques de fraudes électorales et les diverses options envisageables pour y remédier ».

Diverses auditions ont persuadé la majorité de la commission des droits politiques et du règlement de retenir cette deuxième invite au gouvernement et – en attendant le rapport demandé – de surseoir pour le momentà la demande de réintroduction des contrôles aléatoires susmentionnés, d’autres mesures étant imaginables et lesdites mesures étant, logiquement, à prendre après plutôt qu’avant le rendu du rapport.

Cette position plus que raisonnable, face à de sérieuses préoccupations citoyennes, alimentées par diverses affaires ayant défrayé la chronique, a été assez naturellement votée par une large majorité du parlement (soit de 57 OUI contre une trentaine de NON), suite à un rapport de majorité défendu par le député EàG Pierre Vanek.

Pour des raisons assez difficilement compréhensibles, seuls le PLR et ses acolytes PDC, soit l’Entente bourgeoise au grand complet… a refusé de demander au gouvernement de rendre un rapport sur cette question pourtant manifestement importante.

Pour eux·elles, la confiance aveugle doit apparemment régner en la matière et ce serait attentatoire à ladite confiance aveugle de se poser la question sacrilège de possibilités de fraudes électorales dans notre canton.

Quoiqu’il en soit cette opposition PDC/PLR est restée sans effet et le Conseil d’État a mandat de se pencher sur la question. Nous en reparlerons donc, dans un an au plus tard!

Pierre VANEK