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Depuis plusieurs années, les services des HUG voient leur charge de travail augmenter alors que les moyens en personnel ne suivent pas. Les conséquences sont lourdes pour les salarié·e·s : dégradation des conditions de travail, stress, heures supplémentaires et épuisement professionnel. À cela s’ajoute un management agressif, qui contourne sans cesse les règles pour flexibiliser encore plus les conditions de travail. Devons-nous croire que le maintien de la qualité des soins ne peut se faire qu’au détriment de la santé des salarié·e·s ? Nous pensons au contraire qu’une autre politique est possible !

AUGMENTER LES EFFECTIFS
Le premier constat est le cruel manque de personnel dans certaines unités afin d’assurer les tâches de soin, d’accueil et d’entretien, et ce malgré des besoins qui augmentent en raison du vieillissement et de la paupérisation de la population. Les salarié·e·s et les patient·e·s risquent d’être les grands perdants de ces manques d’effectifs… Il faudrait d’ores et déjà augmenter la subvention de l’Etat aux HUG afin qu’ils puissent procéder à de nouveaux engagements pour soulager les services et les travailleurs·euses.

LUTTER CONTRE LA PRIVATISATION
Les processus d’externalisation et de privatisation sont très fréquents dans le secteur de la santé en général et aux HUG en particulier. Les activités qui peuvent générer de grands profits sont très convoitées par les entreprises privées. En privatisant les services bénéficiaires et en maintenant sous contrôle public les déficitaires, la logique de privatisation génère de nombreux problèmes : manque de ressources pour les HUG, dégradation des conditions de travail (perte du statut de fonctionnaire) et instauration d’une médecine à deux vitesses : l’une pour les riches, l’autre pour les pauvres. Ensemble à Gauche mène le combat pour empêcher les privatisations comme celle de l’hélicoptère ou actuellement des blocs opératoires ambulatoires.

STOP À LA SOUS-TRAITANCE
Le travail temporaire est un moyen de contourner le statut du personnel. C’est malheureusement une pratique répandue au sein de l’Etat et des HUG. Main d’œuvre flexible et facilement licenciable, ils représentent déjà plus de 10 % des salarié·e·s. Or cette pratique a un coût énorme. Ce sont en effet pas loin de 50 millions de francs qui sont dépensés par an pour payer des intérimaires à des salaires plus faibles et les profits des agences de placement. Les HUG feraient mieux d’engager du personnel qualifié à des conditions dignes. Nous pensons que l’Etat doit être exemplaire en matière de gestion du personnel et que l’argent public doit servir au financement de postes pérennes.

Avec Ensemble à Gauche, nous nous engageons à défendre une augmentation des moyens alloués aux HUG afin d’augmenter les effectifs et de moderniser le matériel. Nous nous battrons aussi contre les tentatives de privatisation et un management agressif au sein des HUG.

Aux élections du 15 avril prochain, défendez vos conditions de travail et la qualité des soins en votant compact la Liste 1 Ensemble à Gauche !

Le programme santé d’Ensemble à Gauche

Depuis 20 ans, les primes d’assurance-maladie ne cessent d’augmenter (+ 159 %). Cette explosion des prix pèse toujours plus sur les ménages. Pour nombre d’entre eux, les fi ns de mois sont difficiles et l’accès aux soins n’est pas garanti. Aujourd’hui, plus d’une personne sur cinq renonce à des soins pour des raisons financières et met ainsi sa santé en danger ! Ensemble à Gauche veut faire de la santé une priorité politique et s’engage à garantir à toutes et tous l’accès à des soins de qualité indépendamment de sa capacité financière.

DES HÔPITAUX EN SURCHARGE
Malgré cette flambée des primes, les HUG sont surchargés par manque de personnel et de moyens. Le personnel de l’hôpital est mis sous pression et doit faire toujours davantage avec moins de moyens. Cela se traduit par des files d’attente aux urgences, un suivi moins personnalisé et une prise en charge de moins bonne qualité.

UNE PRIVATISATION RAMPANTE
Pour couronner le tout, la droite et la direction des HUG privatisent les services qui peuvent générer des bénéfices. Une médecine à deux vitesses s’impose progressivement au détriment de l’immense majorité de la population. Les habitant·e·s du canton doivent faire face à une dégradation préoccupante des prestations de santé. C’est inacceptable !

 

Nos propositions

  • Mise en place d’une assurance cantonale obligatoire pour le remboursement des soins dentaires
  • Plafonnement des primes d’assurance maladie à 10% du revenu des ménages
  • Augmentation des effectifs aux HUG et suppression des contrats précaires
  • Développement d’unités de soins de proximité, gratuits et ouverts à toutes et tous
  • Augmentation des subventions à l’IMAD
  • Augmentation des subventions aux EMS afin d’assurer des prestations de qualité aux aîné·e·s
  • Opposition aux tentatives de privatisation des HUG, notamment pour les blocs opératoires ambulatoires.