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Les partisan-e-s de PV 2020 tentent de nous faire croire que nous n’avons pas le choix : c’est soit leur réforme, soit la retraite à 67 ans. Il existe pourtant de nombreuses alternatives pour un système de retraites plus solidaires.

Pour des retraites véritablement dignes
La réforme PV 2020 montre que le rêve vendu par le système du 2e pilier est impossible. On ne peut pas assurer des retraites dignes en jouant les rentes en bourse et en finançant les profits des actionnaires. Le 2e pilier est un panier percé et PV2020 essaie de colmater les fuites en y injectant massivement de l’argent… nous devrons encore passer à la caisse pour subventionner les profits privés. Ce système n’a pas d’avenir.

Un 2e pilier antisocial en faillite
Depuis 2002, une série de mesures ont été prises pour essayer de sauver le 2e pilier avec comme résultat de ce traitement de choc des diminutions des rentes de plus de 50 % pour certain·e·s. Malgré cela, la dégringolade continue. Le 2e pilier est précaire et antisocial car il exclut toute solidarité. L’accumulation individuelle d’un capital pour sa retraite fait assumer aux seuls assuré·e·s les risques liés aux marchés financiers. Il ne permet donc pas de garantir une rente proportionnelle à son salaire mais prépare des retraites aléatoires dépendantes des performances boursières. Enfin, il ne peut garantir l’indexation des rentes à l’évolution du coût de la vie.

Une AVS sûre et solidaire
L’autre pilier de notre prévoyance vieillesse se porte bien. Il s’agit de l’AVS, un système de solidarité qui fait ses preuves en garantissant toujours  ses prestations depuis sa fondation, en 1948. Pourtant, elle n’a eu de cesse d’être attaquée par la droite qui hurle toujours à la catastrophe.
L’AVS est fondée sur « la répartition » : les actifs·ves financent les rentes des ainé·e·s. Elle n’est donc pas touchée par les fluctuations boursières et garantit la primauté des prestations.
L’AVS est fondée sur la solidarité : la rente maximale est limitée. Elle permet aux plus riches de participer au financement des rentes des moins favorisés.

Des solutions existent !
La seule réponse viable face à la faillite du 2e pilier, c’est de l’intégrer à l’AVS en attribuant les cotisations LPP à l’AVS et en intégrant la fortune accumulée du 2e pilier au fonds de réserve AVS. Ce modèle d’intégration permettrait de garantir une rente équivalente à 80 % du dernier salaire avec un plancher à 3800 francs et un plafond à 9500 francs. Ce système garantirait des retraites très supérieures et infiniment plus sûres qu’aujourd’hui, tout en conservant les avantages acquis pour le très petit nombre de pensionnés qui reçoivent plus de 9500 francs de rente, ou pour celles et ceux qui souhaiteraient le retrait d’une partie du capital accumulé dans le 2e pilier.