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La Suisse a dépassé le seuil des 10’000 morts. Partout dans le monde, la pandémie continue à progresser et une troisième vague semble se dessiner, en Italie notamment. En lieu et place des solutions nationales et privées apportées par les gouvernements jusqu’à présent, Ensemble à Gauche réclame des solutions globales et publiques. Une motion réclamant une gestion publique des vaccins et des médicaments ainsi qu’une libération des brevets pharmaceutiques a été déposée hier par Stefanie Prezioso, soutenue par un certain nombre de conseillers-ères nationaux-ales socialistes et vert-e-s. Ensemble à Gauche soutient la pétition européenne «No profit on pandemic.eu», qui a déjà récolté plus de 100’000 signatures, ainsi que les mobilisations partout dans le monde contre le diktat des pharmas.

Des brevets assassins
Une entreprise privée ou un pays ne devrait pas avoir le pouvoir de décider qui dans le monde a accès aux traitements ou aux vaccins et à quel prix. Les brevets confèrent pourtant à quelques entreprises un contrôle quasi monopolistique des produits pharmaceutiques essentiels. Cela limite leur disponibilité, notamment en empêchant quiconque n’a pas de brevet de les produire en masse, et augmente leur coût pour celles et ceux qui en ont besoin. Dans les pays pauvres où les systèmes de santé publique sont moins développés et où le coût des traitements représente une charge bien plus importante, cela revient à empêcher les populations vulnérables d’accéder rapidement au vaccin. Sans ces brevets, des personnes qu’on laisse aujourd’hui mourir pourraient avoir été vaccinées.

Contre la privatisation de biens communs
Cette situation est d’autant plus inacceptable que la recherche et le développement des vaccins et des traitements contre le coronavirus ont largement été financés par des fonds publics. Les données sur les coûts de fabrication, les contributions publiques à la recherche et à la production, sur l’efficacité et la sécurité des vaccins et des médicaments, mais aussi sur les contrats passés avec les pouvoirs publics devraient être publiques. Ce qui a été payé par la population doit rester aux mains de la population ! Reprenons le contrôle de ce qui nous appartient.

Vers une issue solidaire
Les grandes entreprises pharmaceutiques ne devraient pas profiter de cette pandémie au détriment de la protection optimale de la santé des gens. Une menace collective exige un effort de solidarité publique qui déroge aux impératifs du profit privé. La mise à disposition de fonds publics pour la recherche devrait toujours s’accompagner de garanties de disponibilité et de prix contrôlés et abordables des produits qui en résultent. Les grandes sociétés pharmaceutiques ne doivent pas être autorisées à s’enrichir aux dépens des systèmes de protection sociale. Nul ne sera à l’abri tant que toutes et tous ne seront pas protégés.

Dans une motion déposée hier, Ensemble à Gauche réclame du Conseil fédéral qu’il prenne des mesures visant à assurer la gestion publique de technologies de santé essentielles, développées en partie grâce à des ressources publiques, et qu’il s’engage au niveau international en faveur de la libération des brevets concernant les vaccins et traitements contre la Covid-19.