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EàG s’était fortement engagée dans le référendum contre la Loi sur la police, introduite aux forceps par Pierre Maudet avec le soutien malheureux des Verts et des Socialistes. Nous avons « perdu » ce vote en 2015 en raison d’une différence d’une cinquantaine de voix, même si l’on découvre aujourd’hui qu’il pourrait avoir fait l’objet de fraudes…

Mais l’essentiel est ailleurs. L’expérience a montré que cette nouvelle loi avait eu des conséquences extrêmement nuisibles, ce qui ressort d’un sondage auprès du personnel de police et d’une enquête sociologique réalisée l’an dernier par l’Université de Genève (La police en quête de transversalité, Sociograph n° 36). Il était donc grand temps, d’amender en profondeur ce dispositif, entré effectivement en vigueur il y a plus de 3 ans. Dans ce but, Ensemble à Gauche a déposé un projet de loi qui a reçu l’appui de député·e·s de l’UDC, du MCG et des Verts.

Ce PL corrige fondamentalement la LPol sur cinq points :

  1. Il abandonne l’organisation de la police sur un mode militaire pour défendre un service public citoyen.
  2. Il supprime la division de ce corps en silos étanches, qui favorise la multiplication des hiérarchies inutiles et coûteuses au dépens d’un travail de terrain au service de la population.
  3. Il revient sur la formation des policiers genevois à l’Académie de Savatan (Valais), dont les programmes et les méthodes sont plus que discutables, et les résultats pitoyables.
  4. Il reconnaît pleinement la spécificité de la formation et du travail de la police judiciaire.
  5. Il supprime le Conseil consultatif de sécurité, un « club » aux attributions obscures, connecté aux cercles dirigeants de l’armée, du renseignement et de l’économie.

Déposé le 14 mai, le PL 12521 est maintenant à l’examen devant la commission judiciaire et de la police.

Jean Batou