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Ensemble à Gauche apporte son soutien aux militant-e-s de la Grève du Climat éjecté-e-s en pleine nuit de la Place fédérale. Il aura fallu moins de 24 heures à la Ville de Berne pour céder à la pression du Parlement et faire évacuer le camp de Rise up for change.

Manifester est un droit. Dans un contexte de crise climatique, de crise économique et d’accès à l’espace publique toujours plus difficile, la semaine d’action Rise up for change est salutaire. Elle offre la possibilité de discuter des vrais enjeux plutôt que des nauséabondes initiatives en provenance de l’extrême droite. Rien de dangereux ou de réellement gênant n’a eu lieu devant le Palais fédéral. L’évacuation forcée de la place est une répression absurde et scandaleuse. Comble, c’est le maire vert de la ville, Alec von Graffenried, qui a ordonné l’évacuation.

La veille de l’évacuation, une autre manifestation a été gravement réprimée. Réuni•e•s par Migrant Solidarity Network, plusieurs organisations et de nombreux-ses migrant•e•s ont obtenu une triste confirmation du slogan de leur rassemblement « Dans ce système, aucun être humain ne peut respirer ». Arrêtée par un fort déploiement de policiers excessivement équipés et aux identifications dissimulées, la manifestation, pourtant pacifique, a été repoussé à coups de lacrymo, de flashball et de canon à eau.

Pire, les militant•e•s climatiques qui ont rejoint la manifestation rapportent que la police a systématiquement visé les migrant•e•s. Nous exprimons toute notre solidarité aux personnes migrantes et exigeons avec eux des conditions d’accueil digne.

La Suisse accueille entre autres les cinq plus grosses compagnies de trading du pétrole, les quatre plus grosses du trading des matières premières agricoles, le numéro deux du fret cargo, Vale et Glencore, qui sont parmi les plus grosses entreprises d’extraction minière, ou encore Syngenta le 3e de l’agro-industrie chimique. Face aux mouvements climatiques qui exigent des autorités suisses qu’elles prennent leur responsabilité face à l’urgence climatique, elles autorités de les faire taire et de les réprimer.

Cette répression du mouvement écologiste éclaire le choix de nos « élites » politiques : défendre l’intérêt bien compris des pollueurs avec des réponses au mieux dérisoires. Dernier exemple en date : la loi CO2 qui voudrait faire payer l’essentiel de la facture climatique aux classes populaires par des mesures inefficaces sur le plan écologique, le tout sans toucher aux banques, aux assurances et aux multinationales. 

Ensemble à Gauche s’engage pour combattre les fausses solutions proposées par les pouvoirs en place. Nous sommes favorables au lancement d’un référendum unitaire, écologiste et progressiste, contre la modification de la Loi sur le CO2 votée par le parlement. Nous exprimons notre plein soutien aux jeunes engagé•e•s pour le climat et appelons à manifester massivement à leur côté