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Notre collègue la députée Stéphanie Valentino, élue au printemps 2018 sur les bancs d’EàG a malheureusement dû démissionner du Grand Conseil, après un an et demi de législature.

Dans un hommage appuyé, qu’il lui a rendu jeudi 7 novembre au matin, au nom de notre groupe en plénière, Pierre Bayenet a rappelé que Stéphanie s’était lancée, avec beaucoup de courage, dans la campagne au Grand Conseil tout en étant enceinte et sur le point d’accoucher peu après le début de la législature.

Avec l’appui de notre groupe, elle a tenté de faire l’impossible, soit de concilier le fait d’être la mère d’un tout jeune enfant et d’être une salariée à plein temps ou presque, en effet elle est infirmière aux HUG, et de participer simultanément à la vie politique intense de notre parlement cantonal.

Cette pari était pratiquement impossible à tenir dans les conditions actuelles… ce qui pose un problème évident de représentativité de notre parlement, qui exclut de facto la partie de la population dont Stéphanie Valentino était représentative, les jeunes parents, en emploi salarié.

Stéphanie Valentino a laissé en héritage, un projet de loi sur le remboursement des frais de garde des enfants des député-e-s qui va dans le sens d’une résolution du problème évoqué ci-dessus, résolution qui doit passer également par une modification des horaires du parlement qui le rende plus accessible aux jeunes parents.

C’est un combat que notre groupe entend mener en se rappelant du passage en son sein, top bref, de notre désormais ancienne collègue. A signaler aussi que Stéphanie Valentino déposait avec nous, juste avant son départ, un dernier projet de loi s’attaquant au problème des non-remplacements aux HUG en cas d’absence d’employé-e-s de cette institution, non remplacement qui met le personnel, déjà sous pression de politiques budgétaires néolibérales, dans des difficultés supplémentaires, sans parler des effets sur la qualité des soins.

Olivier Baud monte au front…
Stéphanie Valentino a été ces derniers temps très largement remplacée, à sa demande, par notre camarade Olivier Baud, député suppléant, tant en plénière qu’en commission.

Aujourd’hui, avec le départ de Stéphanie, Olivier Baud, instituteur spécialisé, syndicaliste, ancien président de la Société pédagogique genevoise (SPG), ancien président du Cartel intersyndical du personnel de l’État et du secteur subventionné, ancien conseiller municipal EàG et président du Conseil municipal de la Ville de Genève… reprend la charge de député titulaire qu’il a assumée de 2013 à 2018.

Il continuera à nous représenter, désormais officiellement, à la commission de l’enseignement, de l’éducation, de la culture et du sport, comme aussi à la commission de l’enseignement supérieur.

Françoise Nyffeler intègre le groupe
Autre effet du départ de Stéphanie, la première de nos viennent-ensuite, notre camarade Françoise Nyffeler a intégré le groupe parlementaire EàG. Françoise est une toute jeune pré-retraitée, enseignante encore pour cette année scolaire au Cycle d’Orientation, syndicaliste, membre du SSP-Vpod, engagée dans la protection des animaux, avec le refuge de Darwyn… Françoise est aussi une féministe militante, fortement impliquée dans le collectif genevois pour la grève féministe / grève des femmes* où elle a joué un rôle significatif.

Elle saura, à n’en pas douter, faire entendre sur les bancs du Grand Conseil les échos de ses engagements syndicaux, écologistes et féministes notamment… Nous lui souhaitons tout de bon pour l’apprentissage de la fonction de députée qu’elle entreprend aujourd’hui, en profitant de l’exemple de députées remarquables comme notre camarade Jocelyne Haller.

A signaler que Françoise nous représentera régulièrement à la commission des pétitions, comme à celle des droits humains, le groupe parlementaire EàG ayant pour politique constante de confier des commissions à nos député·e·s suppléant·e·s.