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En marge de la session d’octobre du Grand Conseil, le Groupe Ensemble à Gauche (EàG) a déposé six questions écrites urgentes au Conseil d’Etat au sujet d’interrogations liées aux affaires mettant depuis des mois en cause le conseiller d’Etat PLR Pierre Maudet. Découvrez ces questions en cliquant sur leur titre ci-dessous.

1. Qui contrôle les activités de renseignement à Genève?
Il se pourrait que des rapports très sensibles de la Brigade de la sécurité intérieure (BSI), destinés au Service de renseignement de la Confédération (SRC), aient été transmis au Département de la sécurité (DS) de Pierre Maudet, en violation de la loi. Il se pourrait aussi que Mauro Poggia n’ait plus reçu ces rapports depuis qu’il a pris la responsabilité de la police. Mais qui a bien pu prendre la décision, le cas échéant, de transmettre ces rapports au DS? Sur quelles bases légales? Avec quel accord du SRC et des organes légaux de surveillance des activités de renseignement? Le Conseil d’Etat devrait pouvoir répondre à ces questions. Ce faisant, il pourrait mettre à jour de graves violations de la loi. Une bombe politique?

2. Une retraite dorée pour Maudet?
Si Pierre Maudet venait à démissionner prochainement, aurait-il droit à une retraite dorée ? La loi prévoit en effet qu’un conseiller d’Etat touche, après 8 ans de mandat, une pension à vie équivalente aux deux-tiers du salaire… Même en cas d’une éventuelle condamnation pénale? C’est une question à plusieurs millions…

3. Des pressions sur la RTS?
Un membre du conseil régional (CR) de la RTSR serait intervenu auprès de la direction de l’institution pour mettre en cause le contenu rédactionnel d’un sujet présenté par une journaliste, en relation avec « l’affaire Maudet ». Circonstance aggravante, cette intervention aurait été répercutée tout au long de la chaîne hiérarchique exerçant ainsi une pression directe sur cette journaliste, violant donc de manière flagrante le principe de la liberté de l’information.

4. Une garde rapprochée pour Pierre Maudet?
Pierre Maudet a bénéficié à deux reprises de la protection de la brigade de protection rapprochée : une première fois à la fête des vendanges de Russin, où étaient présents de nombreux officiels, puis une seconde fois lors de son audition par le Ministère public. A quel coût, et surtout pourquoi ?

5. Les habitant·e·s de Genève ont-ils tous les mêmes droits de faire voler des drones?
Il semblerait que, courant 2018, le Département de la sécurité (DS) de M. Pierre Maudet et l’entreprise Skyguide aient octroyé à M. Ivan Slatkine, ex-député du PLR et président de la Fédération des entreprises romandes, une autorisation exceptionnelle, valable un an, pour faire voler un drone, suite à l’intervention insistante du juriste du DS. Comment se fait-il que les autres usager-ères, si l’on en croit les sites de l’Office fédéral de l’aviation civile et de la police, soient astreints à une demande et à une taxe spécifiques pour chaque vol? Certains seraient-ils plus égaux que d’autres en la matière?

6. Une violation du secret de fonction?
Madame Catherine Maudet s’est plainte, sur Facebook, du fait qu’un journaliste avait voulu connaître le motif de l’absence de ses enfants lors du voyage public-privé à Abu Dhabi. Elle avait obtenu copie de la demande, et l’a jetée en pâture sur les réseaux sociaux, avec des conséquences assez difficiles pour le journaliste en question – le syndicat impressum s’était offusqué de cette situation. Comment est-il possible que Catherine Maudet ait obtenu ces e-mail? Y a-t-il eu une violation du secret de fonction?