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A Genève, on baigne dans un océan de places de parking destinées aux automobiles. Il y a en tout 70 000 places privées, dont 16 000 dans les parkings et 25 000 dans nos rues… Il est urgent de réduire cette pléthore et de continuer à mettre en place des aménagements servant à réduire la circulation motorisée individuelle, à améliorer les conditions de déplacement pour les cyclistes, les piétons et les transports publics, à contribuer aussi à la renaturation urbaine, etc.

Pour ce faire le principe légal suranné de compensation obligatoire et intégrale des places de parking supprimées par de nouvelles places de parking à créer devrait tout bonnement être liquidé. Il représente une entrave majeure aux nouveaux aménagements nécessaires. Mais on en est pas encore là…

Une très modeste ouverture
En septembre dernier en effet, un projet de loi (PL 12417) du Conseil d’Etat visant à assouplir très modestement la compensation obligatoire de places de parkings supprimées en surface à l’occasion d’aménagements divers a été adopté.

En effet, la «sanctuarisation» des places de parking, dont le nombre exact et sacré est gravé dans le marbre de la loi, est une absurdité qui se révèle de jour en jour plus en déphasage complet avec les impératifs d’un début de réponse adéquate à la crise climatique.

Les propositions anti-parking d’EàG, modestement plus audacieuses que celles du Conseil d’État, ont été refusées, les Verts et le PS se sont en effet accrochés, en septembre, au compromis gouvernemental concernant la compensation des places de parking qui permet juste d’en supprimer un modeste pourcentage.

Verts et PS ont même refusé, alors, de soutenir les amendements d’EàG déposés par Pierre Vanek qui visaient à revenir aux seuils fixés par le Conseil d’Etat lui-même quant à la compensation en ouvrage qui avaient été péjorés en commission et surtout à supprimer les conditions limitatives exigées par la loi pour déroger aux compensations, comme aussi à augmenter le seuil de ces dérogations: dans les zones du centre.

TCS, UDC, MCG… Vroum, vroum, vroum… STOP !
Mais toute cette modération modérée n’a pas empêché le réflexe pavlovien du TCS consistant à lancer, tambour battant, un référendum populaire cantonal «Non à la suppression arbitraire de 4000 places de stationnement !» qui a conduit au vote populaire de ce 27 septembre.

Notre OUI le plus massif possible à la loi doit permettre de désavouer le front – certes assez déplumé, de l’extrême droite et de quelques syndicats patronaux – qui s’accroche derrière le TCS à la sanctuarisation absolue de toutes les places de parkings.

Dans l’argumentaire à l’appui de son référendum, le TCS prétend que les problèmes de la circulation automobile embouteillée en Ville ne viennent pas des voitures individuelles au service et à la disposition desquelles sont les places de parking qu’il défend becs et ongle… mais qu’ils proviennent en particulier «de l’absence d’un contournement périphérique essentiel au Nord et à l’Est.»

En clair – mais ils n’osent pas le dire explicitement tellement c’est ringard – ils se battent encore et toujours pour le serpent de mer au coût pharaonique qu’est la traversée du Lac… Notre OUI à la loi servira donc aussi à désavouer, encore une fois ce mirage-là, entretenu pour qu’en matière de mobilité rien ne change… alors que dans nos rues le changement est en marche… et à vélo. !

Pour appuyer ce point de vue votez OUI ce dimanche 27 septembre à la modification de la LaLCR… et venez faire un tour en vélo en Ville l’avant-veille, vendredi 25 septembre, vous pourriez y croiser par hasard une masse de cyclistes critiques… ou comme on dit en anglais une …CRITICAL MASS !