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La majorité de droite en Ville de Genève est restée sourde face au vote des Genevois-es de juin 2016 qui avaient sèchement rejeté ses propositions de coupes l’année dernière. Cette année encore, cette même droite a ressorti sa tronçonneuse en imposant des coupes linéaires dans les dépenses générales de tous les départements qui affecteraient toutes les prestations, subventions et l’ensemble du traitement du personnel de la Ville de Genève. Ces coupes entraîneraient des diminutions de budget de plusieurs dizaines de milliers de francs dans les domaines suivants : les pompiers (SIS), l’entretien des places de jeux et des bâtiments scolaires, le service des sports, les parcs et promenades, les routes communales, etc.

Dans le domaine de l’encouragement à la culture, les conséquences toucheraient l’Orchestre de la Suisse Romande, la Bibliothèque de Genève, les Bibliothèques municipales, le Musée d’Ethnographie ou encore les Conservatoires et Jardins botaniques. Au total, le budget de l’encouragement à la culture se verrait amputé de 250’000 frs ! De nombreuses prestations pourraient également être mises en danger : la Croisière des aîné·e·s, la Fête de la musique, La « Ville est à Vous » ou même des places de crèche !

NON aux coupes dans la solidarité internationale
La Ville de Genève consacre une partie de son budget à soutenir des projets de coopération au développement, d’aide humanitaire et de défense des droits humains dans des pays les plus vulnérables. Ces soutiens ne vont jamais à des gouvernements ou à des Etats, mais à des projets concrets gérés par des personnes qui s’engagent directement sur le terrain au bénéfice des populations locales.

Couper 340’000 frs dans la solidarité internationale c’est supprimer 12 à 15 projets tels que le fonctionnement de dispensaires ou d’écoles, l’accès à l’eau potable, la lutte contre la torture ou la protection des défenseurs des droits humains. C’est également abandonner notre soutien aux communautés villageoises, aux coopératives de femmes et aux organisations de la société civile qui travaillent sur le terrain pour mettre en oeuvre ces projets. C’est finalement mettre à mal la tradition humanitaire et la vocation internationale de Genève qui font la fierté et l’honneur de notre Ville.

Par ailleurs, ces coupes n’émanent nullement d’une volonté d’accorder la « priorité aux genevois » comme l’affirme la droite populiste. En effet, cette même droite coupe également dans le soutien à sa propre population, notamment la moins fortunée, comme le montre la coupe dans les allocations de rentrée scolaire.

NON aux coupes dans les événements culturels populaires
Cette coupe de 963’160 frs aurait des conséquences aussi bien sur les manifestations culturelles grand public (Fête de la Musique, Nuit des Musées, concerts gratuits au parc La Grange) que sur les prestations fournies par nos institutions culturelles comme les expositions et accès gratuits dans les musées ou les collections et la gratuité des bibliothèques.

La musique, le théâtre, le cinéma, la danse, les arts plastiques, les institutions culturelles emploient non seulement des artistes, mais aussi des artisans, des techniciens, des administrateurs, des électriciens… Sans un soutien public important à la vie culturelle dans son ensemble, ce secteur sera gravement pénalisé en termes d’emplois.

Sachant qu’un franc investi dans la culture en rapporte au minimum 3 francs à l’économie et à la collectivité, cette attaque contre la culture est totalement contre-productive !
Ceci est d’autant plus absurde que la population a déjà refusé avec plus de 60 % de NON de couper dans cette offre culturelle en juin 2016!

NON aux coupes dans l’allocation de rentrée scolaire
L’allocation de rentrée scolaire est destinée aux familles les plus modestes, domiciliées en Ville de Genève. En accordant 130 francs par an pour un enfant à l’école primaire et 180 francs au Cycle d’Orientation, elle donne un coup de pouce aux familles pour acheter le matériel exigé par l’école en début d’année.

La droite majoritaire au Conseil municipal s’attaque ici aux familles précarisées, celles qui ont de la peine à acheter les chaussures de gym ou des cartables à leurs enfants.
Refusons ces économies de bouts de chandelle sur le dos des enfants et de leurs parents qui peinent de plus en plus à boucler les fins de mois !

Refusons un programme de démantèlement des prestations publiques
Les coupes dans le budget 2017 de la Ville de Genève constituent le deuxième volet d’un programme de démantèlement social et culturel voulu par les partis de droite (PLR, PDC, MCG, UDC). Ce programme vise à couper, d’ici 2020, au moins 50 millions de francs dans le budget annuel, supprimant ainsi toute une série de services et de prestations que la Ville garantissait jusqu’ici à la population. En juin 2016, lorsque la population a été appelée à se prononcer une première fois contre des coupes budgétaires de plus de 7 millions, c’est par un NON à plus de 60 % que les habitant·e·s ont exprimé leur refus de voir amputer les prestations de la Ville.

Des attaques irresponsables contre la qualité de vie
Sachant que le projet de budget proposé par le Conseil administratif présentait un excédent et que le boni pour l’année 2016 équivaut à plus de 30 millions, les coupes dans les prestations imposées par la droite relèvent d’une posture irresponsable, loin d’un projet de société en faveur de l’ensemble de ses habitant·e·s. En imposant ces coupes budgétaires, la majorité du Conseil municipal s’attaque à ce qui fait la richesse de notre Ville : la solidarité, la diversité de la création culturelle et les projets de lutte contre la précarité, l’isolement et les discriminations.

Comme en juin 2016, nous devrons refuser ces coupes et dire haut et fort notre attachement aux prestations et services de la Ville de Genève.
Le 24 septembre, votez 4x NON !

Qui peut voter?
Les citoyen·ne·s suisses résidant en Ville de Genève et les étrangers·ères habitant depuis au moins 8 ans en Suisse.

Pourquoi voter?
Voter 4x NON le 24 septembre 2017, c’est envoyer un message clair à la majorité de droite et dire : « Touche pas à mes prestations municipales ! »