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Ensemble à Gauche défend la modification constitutionnelle permettant de garantir à l’IMAD de disposer des moyens nécessaires à l’accomplissement de ses missions, à savoir assurer des prestations d’aide et de soins à domicile, avec une prise en charge globale et continue, permettant de retarder ou d’éviter l’hospitalisation des patients et l’entrée en établissement médico-social (EMS) des personnes âgées. Bien qu’elle manque de moyens afin d’accomplir avec satisfaction sa tâche, la politique du maintien à domicile menée par l’IMAD est primordiale pour répondre aux besoins d’une population vieillissante et au sein de laquelle la prévalence des maladies chroniques augmente. Les prestations attendues sont de plus en plus complexes et intenses (7 jours sur 7, 24 heures sur 24).

L’IMAD est soumise à une « obligation de prise en charge » destinée à permettre à chacun de pouvoir bénéficier des prestations que son état de santé requiert. De ce fait, il est demandé à cette institution de prendre en charge tous les bénéficiaires potentiels d’aide et de soins qui la sollicitent. La même obligation existe pour les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), qui eux sont déjà au bénéfice d’une garantie constitutionnelle de couverture du déficit sans que cela ait entraîné une perte de contrôle de la part du Grand Conseil. Cette obligation, conjuguée à l’augmentation de la demande en aide et soins à domicile, complique la planification et la maîtrise des charges.

Garantir la couverture d’un éventuel excédent de charges permettrait à l’IMAD d’assumer sa mission quelles que soient les circonstances et de continuer à fournir des prestations de soins et d’accompagnement à l’ensemble de la population, tout en s’affranchissant de certaines difficultés d’anticipation budgétaire qui risquent de péjorer la qualité de la pratique professionnelle.

La modification constitutionnelle n’entre pas en contradiction avec la gestion démocratique de l’IMAD : il n’y a pas de perte de maîtrise du contrôle du Grand Conseil sur l’institution de droit public. Cette dernière reste en effet soumise aux exigences du contrat de prestations conclu avec l’Etat et doit rendre des comptes.