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Trop souvent, la perspective d’accueillir des lieux d’hébergement pour requérants d’asile soulève des objections, voire des mouvements d’opposition de la part des autorités locales ou des populations voisines.

Fréquemment orchestrés par Le MCG et l’UDC, ces réactions sont fondées sur des préjugés et des amalgames particulièrement douteux. Elles cultivent la peur et le rejet de l’autre. Aussi, les autorités cantonales, régulièrement en butte aux individualismes de nombreuses collectivités avec lesquelles elles doivent négocier, se trouvent-elles presque systématiquement en difficulté lorsqu’elles doivent développer des structures d’accueil pour migrants.

C’est pourquoi, un projet de loi a été déposé offrant au Conseil d’Etat une base légale pour réquisitionner des bâtiments et des terrains communaux lorsqu’une situation d’urgence en matière d’asile le commande. En dépit des poncifs et de la politique d’exclusion prônée par l’UDC et le MCG, ce projet de loi a été largement accepté par les partis de l’Alternative et de l’Entente. Seul l’UDC et quelques MCG s’y sont opposé. Une autre partie du MCG s’étant abstenu de prendre position contre un projet de loi défendu par leur magistrat.

Dès lors, quoi de neuf, outre une moyen de renforcer quelque peu la position du Conseil d’Etat lors de ses négociations avec les commune. Peut-être un outil supplémentaire pour disposer de plus d’opportunités afin de prioriser l’hébergement en surface des requérants d’asile et de leur assurer enfin des conditions d’accueil respectueuses de leurs besoins et conformes à la dignité. Il faudra y veiller !

par Jocelyne Haller, députée EàG,
jocelyne.haller@gc.ge.ch