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La pétition de la CGAS contre les nouvelles mesures prises par l’Office cantonal de l’emploi (OCE) à l’encontre des personnes assurées au chômage a été rejetée.

Principalement, le nombre de recherches d’emploi à effectuer par mois est passé de 5 à 10. Pourtant, rechercher un emploi est un travail à plein temps, selon les mots du directeur de l’OCE, et doubler le nombre des démarches n’est pas anodin.

Une réinsertion rapide, heureuse et durable des chômeuses et chômeurs du canton doit être recherchée, c’est certain. La question est donc de savoir si ces mesures prises par le département de l’emploi, des affaires sociales et de la santé (DEAS) et l’OCE poursuivent réellement ce but.

Rien ne prouve que c’est en multipliant les recherches d’emploi que l’on a davantage de chances d’en trouver un. Au contraire, des démarches effectuées sous pression, dans la précipitation, de manière quelque peu contraintes, peuvent s’avérer à terme décourageantes.

Ce qui est sûr, par contre, c’est que des pénalités tombent, sous forme de retrait d’indemnités opéré par l’OCE, si le quota requis n’est pas atteint. L’accumulation de sanctions peut aussi avoir pour conséquence l’exclusion de l’assurance chômage.

En résumé, le sentiment est que, avec la pression que subissent les demandeuses et les demandeurs d’emploi et les mesures contestées prises par l’OCE, très peu d’alternatives subsisteraient pour remédier à la situation de chômage vécue par nombre de citoyennes et citoyens de notre canton. Soit la personne assurée retrouve très vite un travail, soit elle trébuche dans son parcours de recherche d’emploi, n’arrive pas à éviter les chausse-trappes, et se voit éliminée. Or, ce n’est pas en sortant artificiellement une partie des chômeuses et des chômeurs des statistiques que l’on fait réellement baisser le taux de chômage. Cela permet tout au plus de réaliser des économies, mais trompeuses également, au détriment de personnes démunies.

par Olivier Baud, député EàG,
olivier.baud@gc.ge.ch