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Le nombre total d’élèves divisé par les postes d’enseignement produit le taux d’encadrement. Ce chiffre est essentiel pour connaître les ressources allouées à la formation et lutter contre la dégradation des conditions de travail des profs et des élèves.

En 1992, il était à 14 (14 élèves pour un poste à plein temps d’enseignant-e). Après avoir considérablement dégradé ce taux, la libérale Martine Brunschwig Graf a fixé à 17 la limite à ne pas dépasser, au début des années 2000. La moyenne était ainsi cantonale et le DIP s’est appliqué à maintenir ce taux à 17, maximal, renonçant à l’améliorer.

On pouvait imaginer que, par égalité de traitement, les 4 premiers degrés de l’école primaire (cycle 1 – 1P à 4P) et les 4 derniers degrés (cycle 2 – 5P à 8P) étaient traités de manière identique, que les forces étaient également réparties.

Cela permettait d’espérer qu’avec les 30 nouveaux postes promis au cycle 1 à la rentrée 2014, pour faire passer la pilule du mercredi matin, le taux d’encadrement allait enfin passer nettement en dessous de 17. Las, il n’en est rien, puisqu’il dépasse ce chiffre : 17,4 en 2015-2016 ! Le département se targue pourtant de l’avoir amélioré… En effet, auparavant, le DIP vient de l’avouer, il était à 18,2 ! Le cycle élémentaire a donc été spolié depuis des lustres et cette pseudo amélioration ne permet même pas de retrouver le taux à 17 érigé en norme (et malheureusement trop élevé pour assurer de bonnes conditions d’enseignement).

Les 4 premiers degrés de l’école sont pourtant primordiaux pour l’avenir des enfants et des jeunes du canton, et délaisser ainsi le cycle 1 est irresponsable. Il est temps de corriger vraiment cette inégalité de traitement et EàG (re)déposera des motions dans ce sens (cf. M 1237 A), pour suivre les revendications souvent exprimées, notamment par le Cartel (cf. P 1707 ; pétition de 2009 qui demandait un taux maximal à 16, comme première étape vers un retour à 14).

par Olivier Baud, député EàG,
olivier.baud@gc.ge.ch