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Selon nos infos, le 17 novembre 2015, l’Hôtel de l’Arquebuse à Genève, haut-lieu d’une société de tir patriotico-sportive connue, aurait accueilli une cérémonie en honneur des vétérans romands de l’«armée secrète» P-26. Pierre Maudet, aurait en outre officié à cette cérémonie douteuse en y prononçant un discours.

Or le rapport de la Commission d’enquête parlementaire sur la P-26 avait constaté qu’«une organisation secrète, équipée d’armes et d’explosifs, représente en soi, indépendamment de ses membres […], une menace virtuelle pour l’ordre constitutionnel du moment que les autorités politiques n’en ont pas le contrôle effectif » (Rapport CEP-DMF, p. 204).

Ce même rapport faisait état d’un scénario d’engagement de la P-26 inacceptable prévu en cas de «bouleversement politique intérieur» y compris «un renversement des rapports de force – fût-il total – qui s’accomplirait suivant une procédure démocratique et conforme à l’Etat de droit» (rapport CEP-DMF p. 196).

Le soussigné a donc posé, au Grand Conseil, une question écrite (QUE 798) demandant au gouvernement cantonal de confirmer (ou non) la participation du Conseiller d’Etat Maudet à cette cérémonie, d’indiquer ce qu’il a dit dans son discours, de faire la lumière sur les organisateurs et le financement de la manifestation, de dire si des fonds publics ont été engagés, et enfin de répondre aux questions ci-dessous:

Pierre Maudet était-il conscient de participer à une opération de réhabilitation de la P-26, exactement 25 ans, jour pour jour, après la publication du rapport de la CEP-DMF et de la dissolution de ladite organisation militaire secrète par le Conseil fédéral ?

Comment le Conseiller d’Etat Pierre Maudet justifie-il la participation du gouvernement de notre République à une évènement mettant à l’honneur une organisation militaire qui constituait une «menace virtuelle pour l’ordre constitutionnel» selon les termes du rapport CEP-DMF susmentionné?

par Pierre Vanek, député EàG,
pierre.vanek@gc.ge.ch