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Vendredi, le Grand Conseil a été saisi par une pétition réclamant l’intervention de notre parlement pour sauver le cinéma le Plaza de la destruction. Une énième tentative de la part des habitant-e-s qui ont été ignoré par les autorités de notre canton et qui posent la question suivante : pour qui travaille ce gouvernement ?

La problématique de la sauvegarde du Plaza n’est, depuis longtemps, plus une « simple » question de protection du patrimoine, mais interroge en profondeur le caractère démocratique de notre canton.  Alors que des collectifs d’habitant-e-s, soutenus par le monde culturel et par les associations de sauvegardes du patrimoine notamment, ont tenté toutes les voies légales et démocratiques pour susciter un débat public sur l’avenir du Plaza, l’ensemble des instances judiciaires, exécutives et législatives de ce canton ont enterré cette discussion. Ainsi, les plus de 11’000 signatures à l’appui de l’initiative ont été jetées à la poubelle par respectivement le Conseil d’État et les tribunaux. Les autres motions, interpellations, pétitions ont toutes connu le même sort….circulez il n’y a rien à voir.  Finalement, le projet qui va voir le jour est composé d’un parking sur 5 étages, de galeries marchandes, de quelques logements étudiants et n’inclut aucune des revendications des habitant-e-s.

Un gouvernement à la solde des intérêts privés
Ici la colère du refus de débattre publiquement doit concurrencer la tristesse de perdre ce monument culturel. Car s’il est un scandale dans cette histoire c’est bien le positionnement du gouvernement. Refusant de soutenir ou simplement de dialoguer avec la population, le Conseil d’État s’est toujours réfugié derrière une soi-disant impuissance. Une impuissance qui est en fait un choix politique, celui de se mettre au service des propriétaires privés et non à celui de la population résidente. Le gouvernement aurait pu, aurait dû prendre position avec la population mobilisée.

A qui appartient la ville ?
Ce positionnement pose clairement la question des choix pour l’avenir de nos villes et du pouvoir de décision. Doit-on laisser les propriétaires fonciers privés dicter leurs exigences à la majorité de la population, ou doit-on se battre pour une ville réellement démocratique ? Ensemble à Gauche estime que seul-e-s les habitant-e-s doivent être les acteur-trice-s de la transformation de la ville. Le territoire doit appartenir aux habitant-e-s et ils doivent pouvoir définir les besoins prépondérants qui doivent primer sur les intérêts financiers particuliers. En faisant le choix d’ignorer la population, le gouvernement nous démontre qu’il n’est pas au service de la population et qu’il n’est pas légitime pour nous représenter. L’enseignement de cette histoire et que nous devons nous approprier nous-même la ville. Si l’État refuse d’agir, d’acheter ou d’exproprier pour répondre aux attentes de la population, alors celle-ci doit occuper et reprendre le contrôle collectif sur le territoire. La ville est à nous!