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Le vacarme causé par des motos ou voitures prend une ampleur démesurée suivant l’usage qui en est fait. A la route de Verbois, les allers-retours de motards qui s’entraînent en faisant hurler leurs moteurs – parfois trafiqués – engendrent une grande nuisance. Il existe un moyen assez simple pour réduire la pollution sonore causée par les véhicules à moteur, qui ne coûte rien. Il suffit en effet de limiter la vitesse autorisée. Par la même occasion, celui réduit aussi la consommation de carburant, et donc de pollution de l’air…

Les motards et autres amateurs de vitesse sur les routes genevoises peuvent dormir tranquilles, la route de Verbois va continuer à leur servir de terrain de jeu en toute impunité. La majorité du Grand Conseil ne voit pas de problème aux courses sauvages organisées, au vacarme causé, et cautionne même les dépassements de vitesse illégaux, arguant qu’il n’est pas possible de les sanctionner…

Les riverains eux, peuvent continuer à se retourner dans leurs lits, empêchés de trouver le sommeil à cause de machines pétaradantes conduites par des amateurs qui confondent les routes du canton avec les circuits privés. Les habitants de la commune de Russin ont leurs soirées et week-end constamment perturbés par les pratiques inadaptées, mais cela n’émeut pas la droite qui croit ainsi s’attirer les faveurs du lobby des motards, alors que probablement ce dernier ne cautionne pas ces incivilités.

La pétition (P 2013), refusée par le parlement, demandait pourtant une chose simple : que la limitation de vitesse soit descendue à 60 km/h au lieu des 80 km/h actuels. Sur un tronçon qui débute à 50 km/h, puis passe à 80 km/h, revient à 40 km/h vers le barrage (limite transgressée à 83% !) et repasse ensuite à 80 km/h là où les virages s’enchaînent pour la plus grand plaisir des motards, il semblait pourtant évident qu’une réduction à 60 km/h des deux tronçons à 80 km/h ne pouvait que calmer le jeu, diminuer les décibels, rappeler aux coureurs motocyclistes en herbe que nos routes ne sont pas leur terrain d’entraînement.

Il faudra malheureusement encore du temps pour que la pollution sonore et son cortège de désagréments, notamment en termes de santé, soient pris au sérieux.

par Olivier Baud, député EàG,
olivier.baud@gc.ge.ch