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L’ordre du jour de la dernière session prévoyait le traitement d’un projet de loi PLR visant une privatisation rampante des TPG à travers une hausse de 50% de la sous-traitance autorisée, faisant exploser le plafond en la matière fixé à 10% dans la loi, au moment où celui-ci est en passe de déployer ses effets.

Après les usagers-ères rackettés par une hausse des tarifs abusive, que nous invitons à refuser dans les urnes une 3e fois le 21 mai suite à notre référendum, il s’agissait de sacrifier les conditions de salaire et de travail du personnel par la hausse massive de la sous-traitance au privé. Rappelons que, comme dans le cas des tarifs, la privatisation rampante des TPG avait déjà été refusée, avec l’opposition des syndicats du secteur et notamment du SEV, lors d’un vote populaire en 2005, par 66% des votant-e-s !

Normalement, la loi aurait pu/dû passer à une large majorité de droite, mais il ne s’est pas trouvé un seul député pour la voter et elle est repartie en commission pour un 3e tour.

La clé de ce revirement inattendu ? La crainte à droite d’amener de l’eau au moulin du référendum sur les tarifs… Cela tient notamment au fait que le front référendaire contre cette loi-ci, comportant les syndicats de la branche, EàG, le PS et les Verts, était prêt à lancer ensemble un 2e référendum contre la privatisation et l’a annoncé de manière pugnace la veille, induisant un «sondage» de la TDG montrant l’opposition massive du public à la sous-traitance. Autre raison : le fait que l’UDC (dont le chef de groupe travaille aux TPG) a changé son fusil d’épaule et lâché le PLR, et que le MCG en prend le chemin, peinant à soutenir une proposition de soutien évident au dumping salarial…

Comme quoi le droit de référendum, renforcé le mois passé grâce à EàG, sert à quelque chose, parfois même avant qu’on s’en serve !

par Pierre Vanek, député EàG,
pierre.vanek@gc.ge.ch