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Les Genevoises et les Genevois qui appellent le 117 sont-ils en droit d’attendre une réponse adéquate à leur appel au secours, ou pas ? Il semble légitime que la police ait les moyens de répondre aux appels de détresse qu’elle reçoit. Si la motion « Police-secours : au secours ! » (M 2432) a été déposée, c’est bien qu’il y avait un problème, notamment lorsque plus de 1600 sollicitations requises en une année n’ont pu être suivies d’un engagement, faute d’effectifs de police suffisants.

Les forces de police, qui se sont exprimées par la voix de leurs syndicats, ont témoigné que le défaut de postes empêchait de répondre correctement aux appels d’urgence qui arrivaient au 117. Une partie de la droite, minoritaire en l’occurrence, a tenté de reléguer cette problématique, bien réelle, au rang de rumeurs et à la banaliser de manière irresponsable. Ainsi, une personne qui se fait menacer par deux hommes armés d’un couteau à 3 heures du matin, se fait dérober son téléphone portable et son porte-monnaie, et à qui la police répond qu’il n’y a pas de patrouille disponible ne constituerait pas, selon la droite, une véritable agression. Menacer une personne avec une arme blanche pour la contraindre à s’exécuter contre sa volonté serait somme toute un évènement mineur, anodin, qui ne requerrait pas l’intervention de la police. La victime peut se débrouiller seule. C’est juste insensé et c’est bien cela qui fait peur, ce mépris des besoins des habitantes et habitants du canton qui attendent de pouvoir compter sur une police-secours, alors que la droite fait passer les économies avant tout, au détriment des prestations dues, y compris celles ayant trait à la sécurité de la population. Ce n’est pas acceptable, comme il n’est pas admissible que la police soit obligée de renoncer à intervenir en utilisant le prétexte qu’il n’y aurait pas convergence d’appels sur un même cas, alors que dans la réalité ce sont les forces qui font défaut. Le texte de la motion, accepté par le Grand Conseil, demandait de renforcer les effectifs de « police-secours ». Il faudra voir ce que le Conseil d’Etat en fera…