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Une pharmacie publique aux HUG répond à un besoin : un point de vente ouvert 24h/24h, 7j/7j ; une plateforme renforçant les liens entre médecins de l’hôpital, services de l’IMAD et pharmacies de quartier ; un centre de compétence lié à la recherche et à la formation.

Mais pourquoi avoir opté pour une Super-Pharmacie privée à but lucratif, dominée par un grand groupe qui va faire concurrence aux petites pharmacies de quartier ? Il n’y avait qu’à suivre l’exemple du Service public de la PMU de Lausanne, qui accueille des étudiants, participe à la formation des médecins et des infirmières, œuvre au perfectionnement des services, appuie les EMS fribourgeois et les soins à domicile en Valais, ne vise pas à faire du profit et réinvestit ses bénéfices dans la recherche.

Pourtant, le DEAS voulait favoriser les grands groupes du privé et tenter de compenser l’insuffisance des subventions cantonales aux HUG en percevant un loyer et une fraction des profits de cette entreprise commerciale. Comme l’avoue M. Adrien Bron, directeur de la Direction générale santé, cette initiative visait à « décorréler la droite des ressources allouées à la couverture des soins, par rapport à l’évolution des besoins ». En clair, il s’agissait de privatiser un petit morceau de l’hôpital.

Mais le plus surprenant pour EàG a été de voir notre amendement rejeté par le PS et les Verts, et soutenu par… l’UDC. Il invitait simplement« à créer un service pharmaceutique d’urgence aux HUG géré par une Fondation de droit public ouvert aussi en dehors des heures d’ouverture des pharmacies de quartier ».

par Jean Batou, député EàG,
jean.batou@gc.ge.ch