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La Fondation Geneva Science and Diplomacy Anticipator (GSDA) a reçu le soutien de l’ensemble du parlement, à l’exception d’Ensemble à Gauche (EàG), à travers le vote d’un crédit d’investissement de 25’000 frs. Même si le montant est symbolique, ce soutien est hautement problématique au vu de la nature et de l’organisation de cette fondation, notamment trustée par des anciens cadres de Nestlé. EàG se battra afin d’empêcher de nouvelles subventions à GSDA, qui sont d’ores et déjà prévues par le canton !

Le Conseil fédéral emmené par Ignacio Cassis, en accord avec le gouvernement genevois et la Ville de Genève a décidé de créer la GSDA. Une fondation au titre pompeux ayant pour but de positionner la Genève international comme lieu de discussion des principales évolutions technologiques et sociétales. Plus concrètement, la fondation devra identifier les besoins de gouvernances liés à ces évolutions et faire des propositions. Les thèmes sont vastes : modification génétique dans l’agriculture et la médecine, l’intelligence artificielle et le monde du travail, l’édition du génome humain, le Big data, les nanotechnologies, etc. Bref, des grands enjeux des prochaines années en terme de répartition des richesses, de liberté de pensées, de liberté des corps, de contrôle démocratique des entreprises, de protection de la biosphère seront analysés par cette fondation.

Si l’idée d’anticiper et de discuter de ces évolutions est une nécessité, la construction de la GSDA comme outil est très problématique car elle confie cette tâche à une élite économico-technologique sans aucun contrôle démocratique. Si la forme du financement en partenariat public-privé est par nature hautement critiquable de par l’influence des mécènes, le choix du président et du vice-président a de quoi inquiéter. En effet, M. Cassis a décidé, d’entente avec le Conseil d’Etat, de nommer deux anciens de chez Nestlé à savoir Peter Brabeck-Letmathe (ancien directeur) et Patrick Aebischer (conseil d’administration Nestlé health science). Doit-on rappeler que Nestlé a des pratiques de gangster et que cette société ne respecte ni les droits humains, ni la planète, ni les lois ?

Nous ne pouvons pas laisser aux représentants de cette mafia le soin de discuter des enjeux d’avenir de nos sociétés. Nous devons exiger un véritable contrôle démocratique de cette fondation, que des représentant des partis politiques, des syndicats, des militant-e-s écologistes et des droits humains y soient présent. La GSDA ne doit pas être gérée par des business man et des technocrates sans foi ni loi.

N.B. pour des informations sur le l’ancien prédisent de Nestlé voir l’excellent article de Public Eye « General Brabeck aux commandes » : https://www.publiceye.ch/fr/regard/general-brabeck-aux-commandes