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Dans le domaine culturel, l’action du canton se résume à une forme de service minimum. Il est clair que depuis des décennies, l’Etat a réservé une partie congrue de son budget au bénéfice de la culture. Pour dire les choses autrement, sans la Ville de Genève, l’offre culturelle à Genève serait quasiment inexistante.

Le canton avait la volonté de changer cet état de fait, notamment en se dotant d’une loi sur la culture. La répartition des tâches entre les communes et le canton devait aussi annoncer des perspectives meilleures pour la culture, la production et la création artistiques. Or, à part des bisbilles autour du Grand Théâtre, pratiquement rien ne vient étayer le changement annoncé.

Les convoitises autour d’une institution aussi prestigieuse que le Grand Théâtre révèlent que pour prétendre s’y intéresser, il faut aussi mettre la main au porte-monnaie. Le projet de budget prévoyait simplement de reconduire la subvention de 3 millions – un effort minimal. Mais la droite a une fois de plus jugé opportun de couper cette somme. Il est un peu facile de se contenter de récolter les bénéfices que la scène lyrique rapporte – car la culture rapporte – en évitant de participer. Il aurait donc été nécessaire de rétablir cette subvention de 3 millions. La majorité des député-e-s en a décidé autrement…

par Olivier Baud, député EàG,
olivier.baud@gc.ge.ch