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Un projet de loi réclamant l’interdiction des produits phytosanitaires pour les usages privés et une limitation de ceux-ci pour les activités professionnelles a été suspendu par le Conseil d’Etat qui a renoncé à demander la tenue du 3ème débat – ce qui revient à bloquer l’adoption de la loi! Devant une majorité parlementaire prête à défendre le projet de loi, le gouvernement a donc choisi de contourner la démocratie.

Les conséquences de certains pesticides sur l’environnement ne sont pourtant plus à démontrer. L’explosion des utilisations de ces produits à entrainer une véritable chute de la biodiversité dans les zones agricoles. Par ailleurs, et selon le chimiste cantonal, 5 % des produits testés contiennent des traces de pesticides supérieurs aux normes légales avec de potentielles conséquences sur la santé. Il faut rappeler également que les normes en la matière ne prennent généralement pas en compte les potentiels « effets cocktail ». C’est-à-dire les effets combinés des différents produits. L’impact sanitaire de l’usage de certains pesticides reste donc méconnu.

Interdire ces produits dans les jardins privés relève donc du bon sens. En particulier dans un canton comme Genève, où la pression démographique est forte et les milieux naturels fragmentés et largement confinés à la périphérie. En ce qui concerne l’usage professionnel, le PL prévoit une limitation, l’Etat étant appelé à « fixer un délai de transition et à définir les produits à exclure ». Des compensations monétaires ont également prévues.

S’il est vrai que le projet de loi était mal ficelé, le PDC l’ayant déposé à la veille des élections cantonales de manière purement agitatoire, il méritait tout de même d’être amélioré et voté. Prétextant une non-conformité avec la législation fédérale, le CE – représenté par son président M. Hodgers – en a décidé autrement…  Jusqu’’à la prochaine session.