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On se souvient que face à Loi sur la laïcité de l’Etat (LLE) que nous avons combattu, EàG avait déposé – avant le vote du 10 février – une loi alternative pour la neutralité religieuse de l’Etat (LNRE) reprenant des aspects acceptables de la LLE, rajoutant certains qui manquaient, notamment les droits du personnel du secteur public à ne pas être discriminé en fonction de sa religion… et en supprimant des dispositions inacceptables et non conformes au droit supérieur, comme celles interdisant les signes religieux des élu-e-s ou soumettant des manifestations publiques à un régime d’exception.

Normalement ce projet de loi sur la neutralité religieuse de l’Etat aurait dû être automatiquement renvoyé en commission, pour être traité dans les mois qui viennent, notamment à la lumière des recours qui ont été et seront encore déposés contre la LLE dans les 30 jours suivant sa promulgation qui n’est pas encore intervenue.

Raisonnablement, ce projet de loi aurait pu/dû servira de guide-âne, pour entreprendre en commission de corriger la LLE, pour le moins sur les points où une partie de ses partisan-e-s eux-mêmes ont été critiques face à ses dispositions.

Mais– dans l’intention peu courageuse d’éluder ce débat – le PLR a demandé que le projet soit discuté en urgence et en plénière ce vendredi 1er mars déjà. Pour éviter ce débat manifestement prématuré, alors que des recours contre la LLE sont pendants, et pour en profiter pour faire les adaptations formelles nécessaires suite à l’adoption de la LLE, le premier signataire du projet Pierre Vanek, l’a retiré en indiquant qu’il redéposerait, incessamment sous peu, sa copie adaptée, et en relevant au passage le succès des référendaires qui ont réussi la performance de faire monter l’opposition à la LLE de 25% au parlement en avril à 45 % dans les urnes début février.