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La modification de la loi sur l’exercice des professions d’architecte et d’ingénieur (LPAI) votée le 17 mars provoquera à l’évidence un recours – qui sera gagnant – car il crée une discrimination entre les filières de formation.

La droite, sourde aux arguments développés, a en effet maintenu son exigence d’une expérience professionnelle de 5 ans pour les titulaires d’un bachelor et de 3 ans pour les titulaires d’un master pour avoir le droit d’être inscrit au registre cantonal en tant que mandataire qualifié. Cette distinction est absurde car vouloir compenser des années de formation par de l’expérience professionnelle revient à additionner des pommes et des poires et, surtout, à dénigrer la formation la plus courte, en l’occurrence celle de la filière HES. Elle conduit à une inégalité de traitement patente. Ainsi, un architecte qui gagnerait un concours en respectant les règlements ad hoc se verrait empêché de déposer des plans d’autorisations de construire s’il n’est pas inscrit au tableau des mandataires en raison de son expérience professionnelle, qui serait jugée insuffisante au regard de son titre. Cette aberration est emblématique de la posture arrogante de la majorité actuelle du parlement, incapable de reconnaître ses erreurs.

par Olivier Baud, député EàG,
olivier.baud@gc.ge.ch