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Le Conseil municipal a accepté à 67 contre 5 une modification significative en faveur des locataires du règlement de la GIM en acceptant l’aménagement général d’un rapport de la commission du logement, une synthèse sur 6 objets.

Ensemble à gauche a dénoncé depuis de nombreuses années des pratiques de la GIM :  l’absence de dialogue avec les locataires, une attitude d’emblée de suspicion, des résiliations de bail de personnes à l’âge AVS ou ayant vécu depuis très longtemps dans leur quartier, une pratique peu sociale. L’ASLOCA était également intervenu à partir des nombreuses situations de recours des locataires. Sur la base d’un même constat, l’association des locataires de la GIM (ALGIM) s’était créée en 2018 pour défendre le point de vue et les intérêts des locataires.

Ensemble à gauche avait déposé 5 objets, un autre l’était par la droite. La commission du logement avait fait un travail approfondi en 15 séances, avec l’audition de 19 entités. Ce vote permet un changement important pour les locataires :

GIM : ce qui va changer :

  • une meilleure protection contre les résiliations (pour les locataires ayant atteint l’âge de la retraite, ou ayant des baux GIM depuis plus de 20 ans, une tolérance de 2 ans pour un locataire après décès ou départ de conjoint·e ou partenaire,
  • la sous-occupation est considérée comme manifeste s’il y a 2.5 pièces de plus que le nombre de personnes dans un logement ;
  • le revenu déterminant unifié (RDU) sera utilisé pour le calcul des loyers,
  • les rocades entre locataires seront facilités;

Pour Ensemble à gauche ce vote doit ouvrir sur de nouvelles perspectives ; il faudra

  • améliorer la qualité de l’accueil, en organisant des formations pour le personnel si nécessaire;
  • instaurer des échanges réguliers et établir des relations de partenaires avec l’ASLOCA et l’ALGIM ;
  • Mais surtout, augmenter le nombre de logements abordables en Ville de Genève. Les 5300 logements, dont 90% à caractère social, ne suffisent pas pour répondre aux besoins prépondérants de la population. Il ne s’agit pas d’opposer les besoins de différentes catégories de locataires, les personnes à l’âge AVS et les jeunes familles qui s’agrandissent, mais d’agir pour augmenter le nombre de logements.

La Ville le fait déjà par son appui à la fondation du logement social de la Ville de Genève, et à la construction de coopératives. Pour Ensemble à gauche ce n’est pas suffisant, face à la pénurie, elle doit en plus développer une politique d’acquisition de logements – seule garantie pour être à même de répondre aux besoins de la population.