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Les HUG veulent trouver un partenaire privé pour exploiter conjointement un nouveau centre de chirurgie ambulatoire. Si la construction d’un tel centre répond sûrement à l’évolution que connaît la médecine et vise à réduire les hospitalisations, au nom de quoi le privé doit-il être mêlé à ce projet?

Seuls les services rentables peuvent intéresser le privé, attiré par les profits à réaliser. En l’occurrence, transférer la chirurgie ambulatoire en partie au privé et réserver les cas plus lourds aux HUG soulève beaucoup de questions et comporte des risques certains en termes de coûts de la santé, de qualité des prestations et de conditions de travail du personnel.

Nos services publics ne sont pas à vendre et il y a tout lieu de s’opposer à des manœuvres qui s’apparentent à une privatisation, lorsque l’on sait le lot d’iniquités que l’appât du gain engendre. Un débat dans l’espace public de cette question semble le minimum d’un point de vue démocratique. Le SSP a fait savoir qu’il combattrait ce projet de partenariat public-privé et Ensemble à Gauche soutient cette réaction. Une question écrite urgente a été déposée dans ce sens le 22 février 2018 (QUE 802).

par Olivier Baud, député EàG,
olivier.baud@gc.ge.ch