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EàG a soutenu la motion 2637 demandant la constitution d’une commission d’enquête parlementaire sur la gestion, à notre avis très problématique, de la pandémie de COVID-19 par le Conseil d’État. En effet, la pénurie de masques, de gels hydroalcooliques, de tests, de personnel affecté au traçage des cas ou aux soins hospitaliers, dénote une impréparation inquiétante des autorités face à un risque pourtant connu, par rapport auquel des dispositions auraient dû être prises en amont. Cette motion a été rejetée par une majorité de député-e-s qui ne souhaitaient sans doute pas mettre leurs magistrats respectifs en porte-à-faux.

La deuxième vague à laquelle nous faisons actuellement face trahit à nouveau une surprenante impréparation du gouvernement, alors que Genève a le triste privilège d’arriver en tête du nombre de cas pour 10 000 hab. (près de 400, le 2 nov.). Cette impréparation a été révélée par la suite de mesures plutôt erratiques annoncées par le Conseil d’État au cours de ces dernières semaines, dans un contexte où les délais pour obtenir un test (souvent 3 à 4 jours) et en recevoir le résultat (au moins 2 jours) sont extrêmement longs et rendent toute politique de traçage — pour autant que les effectifs chargés de cette tâche soient suffisants – impossible, sans parler des mesures de quarantaine…

EàG est donc favorable à un contrôle accru de l’exécutif par le parlement dans la gestion de la crise sanitaire actuelle. Nous reviendrons donc sur la demande d’une CEP pour comprendre les causes des défaillances observées et y remédier. Nous sommes aussi favorables à la mise sur pied d’une commission ad hoc pour suivre la gestion de la crise au jour le jour. Le « circulez, y’a rien à voir! », « nos autorités font ce qu’elles peuvent… », etc. ne sont plus audibles!

Jean Batou