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L’épidémie de Covid-19 est sérieuse et touche toutes les sphères d’activités. La Suisse a le triste privilège de se situer au troisième rang des pays touchés en Europe en proportion de sa population. Le Conseil fédéral a annoncé lundi une série de mesures pour pallier les effets immédiats de la pandémie dans les secteurs économiques. Dans le domaine de la formation, les élèves et les étudiants d’écoles professionnelles, de hautes écoles, d’universités ou des EPF ont marqué des signes d’inquiétudes depuis le début des restrictions. Aujourd’hui, ils-elles ne peuvent plus se rendre en cours.

Ensemble à Gauche réclame l’annulation des examens ainsi que la validation de l’année en cours en fonction des résultats déjà obtenus. Un suivi individuel doit être mis en place pour les élèves et étudiant-e-s en difficulté.

Inégalités face à l’enseignement à distance
Les propositions invoquées de cours à distance afin de terminer l’année scolaire ou académique, accompagnés d’appuis spécifiques mis en place par les enseignant-e-s, ne sont pas satisfaisantes. Les élèves et étudiants ne sont pas égaux face à l’apprentissage (provenance sociale et culturelle, lieu d’habitation, fracture numérique, etc…).  En outre, la préparation de travaux ou de cours ne peut être adaptée à la situation exceptionnelle que nous vivons puisque les enseignant-e-s ne savent pas si et comment auront lieu les examens. Enfin, les examens ne pourront décemment pas se tenir dans deux mois avec des salles peuplées d’étudiants ou d’élèves risquant de se mettre en danger et de mettre en danger les enseignant-e-s et le personnel technique et administratif. De plus, nous comprenons que pour les élèves et les étudiant-e-s, il serait totalement inacceptable de perdre une année.

Annuler les examens et valider l’année en cours
Nous demandons donc à ce que les examens de fin d’année (scolaire et académique) et de fin d’apprentissage soient annulés afin que l’égalité, au cœur de notre système d’enseignement, et la protection des élèves, du corps enseignant et du personnel technique et administratif, puissent être garanties. Les modalités d’enseignement à distance pour les mois qui viennent, débarrassées de la pression des examens, s’adapteront mieux à la situation exceptionnelle que nous vivons en préservant le lien social nécessaire. Nous avons confiance que nos autorités, en dialogue avec le personnel enseignant et le personnel administratif et technique chargé de l’éducation, trouveront les moyens d’organiser des rattrapages en cours d’année scolaire ou académique prochaine. En attendant, nous demandons à ce que l’année scolaire et académique soit validée en fonction des résultats et/ou des crédits obtenus jusqu’ici. Pour celles et ceux qui seraient en difficulté, des propositions de suivi individuel et de remédiation pourraient être avancées avec une approche centrée sur les élèves et/ou les étudiant-e-s. Adapter nos modes d’apprentissage et nos pratiques de transmission de la connaissance à la situation exceptionnelle qui est la nôtre, afin que nos élèves et nos étudiant-e-s puissent continuer à se former dans les meilleures conditions possibles, nous paraît essentiel. Il en va de notre système d’enseignement, et de notre démocratie!